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Lacrimosa

Forum futuriste de vampires, humains, goules, metamorphes et humains à dons axé autour d'une guerre inter-race et d'un fléau qu'est le Lacrimosa au sein de la ville de Pandémonium.
 


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 “Le crépuscule d'un homme voit se lever l'aube d'un dieu.” || Seth

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Seth

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Date d'inscription : 17/03/2015

MessageSujet: “Le crépuscule d'un homme voit se lever l'aube d'un dieu.” || Seth
Sam 14 Jan - 23:56

Seth


 6 375 ans | Vampire Originel | Pansexuel | Dieu - Créateur originel et fournisseur principal de Lacrimosa (Baron de la drogue, quoi).
   
ft ▬ Shirin (OC) - Smooshkin


   

Pouvoir : Discorde



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Description physique



Seth, c'est un personnage singulier.  
Non pas par son physique, qui est relativement... normal. Sa peau, gorgée du soleil d'Egypte n'a rien d'unique. Son visage triangulaire, habillé d'un bouc et d'une moustache taillés, tous deux, avec minutie, non plus. Peut-être ses yeux fais de miel, aux paupières souvent fardées de doré. Sa couleur, le doré. Ou bien ses cheveux, méchés de blancs, de façon parfaitement naturelle, effet "secondaire" de ce qu'on appelle vitiligo, maladie auto-immune de la peau qui cause une dépigmentation de celle-ci et donc, des poils ou cheveux qui poussent sur cette zone. Ou alors est-ce sa façon de vêtir son corps fin mais musclé de vêtements moulants qui ne cachent pas forcément grand-chose. En effet, le vampire ne ressentant pas le froid, il a souvent le torse et le ventre dénudés. Ses bras et ses épaules, eux, sont couverts par un gilet boléro, ras du corps. Son cou et son torse sont décorés de chaines en or, auxquelles pendent quelques rubis. C'est un collectionneur invétéré de bijoux, de préférence en or, parés de rubis, d'émeraudes, de saphirs, grappillés au fil des siècles à droite à gauche. Cadeaux d'amants, biens "empruntés" à durée indéterminée, ou tout simplement volés, il en possède une vaste collection, au point où il ne peut, très clairement pas, tous les porter en même temps. Pour le bas, il revêt souvent des pantalons en tissus naturels, ras du corps encore, tombant bas, dans des couleurs clairs, tel que le beige, le blanc cassé, l'ivoire... Ce qui a pour effet de souligner sa peau sombre, ainsi que les tracés des muscles de son ventre et de sa pilosité sombre, qu'il affectionne énormément...

Côté chaussures, l'homme a toujours préféré être pieds nus, sentir le sol sous sa peau, pouvoir le toucher sans barrière. Mais il a investi dans des sandales, pour la bienséance... faites à la main, par divers artisans égyptiens au fil des siècles. Et ses commandes étaient précises, il voulait quelque chose qui lui corresponde, de doré, qui ressemble… eh bien, à ce qu'il pouvait posséder, lorsqu'il était encore humain... de vraies sandales égyptiennes. Originales, en somme. Tout comme le bonhomme, au final. Mais aujourd’hui, c’est tout de suite plus compliqué. Il accapare en partie les meilleurs artisans de Pandémonium et leur confie un exemplaire de ce qu’il possède pour qu’ils puissent avoir un exemple concret de ce qu’il désir. Et gare à eux s’ils ne le satisfont pas…



   

Description mentale



 Après plus de six millénaires de vie, je pense pouvoir dire que j’ai tout vu, tout fait. J’ai goûté à tout. J’ai pu observer chaque merveille bâtie en ce monde. Chaque siècle lunaire. Chaque intempérie.

Aujourd’hui, je n’ai plus que l’impression d’observer ce monde qui est le mien, au travers d’une vitre. Je me sens vide. Je me sens mort. Plus mort que jamais. Comme l’humanité. Comme notre planète. Je me dépéris. Je m’ennuis à mourir. Il n’y a plus rien qui m’apporte de la joie. Plus rien. Ou presque. Seuls quelques activités me font me sentir vivants. Seuls quelques moments ont le privilège de me faire ressentir quelque chose.

Être désiré. Être touché. Être enlacé. Me sentir aimé, le temps de quelques heures, le temps d’une nuit. M’abreuver, également. Déchiqueter la peau fragile d’un humain, à pleines dents. Sentir la chaleur de son sang me couler sur la peau, se déverser comme mille vagues dans ma gorge, pour venir s’unir à mon propre sang… Prendre une vie. Lâcher un corps inanimé. L’entendre s’écraser sèchement sur le sol.

Quon.

Hénoch.

Semer le chaos. Pouvoir me déchainer. Voilà les choses qui m’apportent encore un peu de joie. Un peu de vie.

Collectionneur, je l’ai été. Et je le suis toujours. Mais par habitude. Voir ces centaines de bijoux précieux dans mes tiroirs, bien rangés, bien organisés, ne m’inspire plus rien depuis bien longtemps. Et pourtant, je continue de les accumuler. Les présents. Les conquêtes. Tous, s’amoncèlent pour ne former qu’un tas, un magot dont je suis le protecteur. Le dragon veillant farouchement sur son trésor, mais incapable d’en profiter.

Les beaux tissus, doux, précieux, eux aussi logent dans mes placards. Mais je ne prends plus plaisir à me choisir une tenue. Je le fais, une fois encore, par habitude. Comme un rituel, lorsque je sors de mon bain. Toucher chaque vêtement, en humer l’odeur avant de choisir une parure que l’on m’enfile, tout comme l’on habillerai une poupée. Un pantin. Un golem. Vide de vie. Vide d’envie.

Vide de tout.

Je pourrais choisir de mettre fin à mes jours. Pourtant, je ne peux m’y résigner. Je n’ai plus rien à accomplir, dans ce monde qui dépéris. Mais je ne peux accepter l’idée d’abandonner mes frères, mes enfants. Mon espèce. Mon peuple. Tout comme je ne peux accepter l’idée de laisser Hénoch libre à tous. Tout comme je ne peux accepter d’abandonner Quon à ses caprices d’enfant gâté. Lui qui, dans le fond, m’a toujours semblé si fragile… lui qui m’a toujours donné le désir de le protéger plus que quiconque.

Je suis une coquille vide, pourtant. Mais je me sens obligé de rester. D’observer les tournures que vont prendre les choses. Ou bien, que l’on va leur faire prendre. Et ce, depuis mon piedestale. Bien à l’abri de mon appartement, mes hommes à mes pieds, le tuyau de mon narguilé dans ma main gauche, un verre d’alcool dans la droite.

Je ne suis qu’un dieu paresseux, qui n’a envie de rien.

Et qui pourtant, désire tellement de choses…

Peut-être qu’au fond, je souhaite encore réellement bien des choses. D’où mon refus catégorique de me laisser abattre. Déjà, je refuse d’être le trophée de chasse d’un pauvre humain qui se croira alors plus puissant que moi. Je refuse d’être vu comme un être faible -chose que je n’ai jamais été, bien évidement. Je refuse que l’on me prenne ce qui m’appartienne. Je refuse que l’on détruise ce que j’ai bâti avec patience et nombreux calculs. Je refuse que l’on s’approprie un seul de mes frères. Mais je désire surtout savoir, une bonne fois pour toutes, si mon sang vie encore aujourd’hui, ou si ce que j’ai cru apprendre, un jour, n’était qu’un mensonge… une rumeur.

Je veux élucider ce mystère : ai-je une descendance toujours vivante… ?

Mais surtout, au fond… la chose que je veux le plus… c’est vivre. Encore et encore. Oui. Peut-être ai-je peur de la mort. Peur. Car je suis maudit. Je n’ai nullement ma place aux côtés de mon Créateur tout puissant. Je le sais. Je ne suis pas idiot au point de me bercer d’illusions…

Des défauts j’en ai ; je suis égoïste, capricieux, exigeant, intransigeant, dur paraît-il, également. Je m’aime plus que tout. Mais l’idiotie, cela non. Non. Sûrement pas. Ne comptez pas sur moi pour accepter que l’on puisse me qualifier d’idiot. D’imbécile. D’ignare. Ou que sais-je. Jamais.

Jamais.

Car je suis parfait. En tout point.

Et ceux qui ne peuvent comprendre cela, ceux-ci sont les réels imbéciles.

Voilà tout.

   

Histoire



Alors vous voulez que je vous raconte l'histoire de ma vie... Vous m'avez suivi, n'est-ce pas ?

Mais vous savez, je vous attendais dans cette ruelle. Je vous observais, en train de m'observer. Et vous m'avez adressé la parole...

Bien que je sois faire de chair, je ne suis pas humain. Je ne suis plus humain depuis plus de six-milles ans. S'il vous plait, asseyez-vous. Comment puis-je vous mettre à l'aise ? Commencerons-nous comme dans David Copperfield ? Je vous parle de mon enfance ? Ou commencerons-nous à ma naissance au monde de la nuit, si je puis dire ?

...

Je suis né il y a très longtemps de cela. Pour être précis, il y a six millénaires, trois siècles, sept décennies et cinq années. Fils illégitime du roi Djet -également connu sous le nom de Ouadji par les historiens- et d’une servante au palais, je n’étais pas destiné à régner. J’étais son quatrième enfant. Les deux ainées étaient des filles. Le troisième, un fils. La libération. Le soulagement. L’héritier. Et puis, il y a eu moi. Oh. Cela n’a pas fait énormément plaisir à son épouse, Meret-Neith -une femme charmante, si l’on exclut ses tentatives d’assassinat sur ma personne. Puis de nouveau, que des filles derrière moi. Légitimes et illégitimes. Mon père était sans doute l’équivalent d’un dieu pour son peuple, il n’en restait pas moins un homme, fait de chair et de sang, et de désirs, de besoins, d’envies. J’ai cependant été reconnu par mon paternel, qui me fit donner une éducation. Mais deux ans seulement après ma venue au monde, père quitta ce monde pour aller trouver sa place parmi les dieux. Den n’étant pas en âge de prendre la relève, c’est Meret-Neith qui exerça la régence, jusqu’à ce que son fils puisse prendre la place qui lui était dû. Et il fit un bon roi, si vous voulez mon avis.

Moi, j’étais le demi-frère. Le bâtard. L’enfant de putain. Pourtant, ma mère n’en était pas une, lorsque mon père fauta, le temps d’une nuit. Mais, renvoyée par l’épouse jalouse, Creatorem seul sait ce qu’elle est devenue. Je ne l’ai jamais cherché. Je ne l’ai, au final, jamais connu.

J’ai grandi dans l’oisiveté la plus complète. N’étant destiné à rien, j’errais dans les couloirs du palais, donnait du fil à retordre à mes enseignants et jouais avec mes sœurs, tandis que notre frère nous observait d’un regard attendri. Il a vieilli bien trop vite, mais c’était nécessaire à l’époque. Il avait un destin. Je n’en avais pas.

Lorsque j’ai été en âge de connaître les plaisirs charnels, il m’y a initié. Une fête privée somptueuse, des jeunes femmes triées sur le volet, de l’alcool et des vivres de qualité. Nous étions allongés, autour d’un bassin, tandis qu’elles s’occupaient de nous. Il n’avait point encore pris d’épouse. Il choisira une jeune cousine, qui sera connue sous le nom de Seshemetka par les historiens.

Pour moi, ce fut le début de mon goût pour le faste. Les fêtes grandioses, où la musique bat son plein, où l’alcool coule à flot et où le stupre et la luxure n’ont pas leur pesant, sont rapidement devenues mon quotidien. J’aimais ces ambiances chaleureuses, sensuelles. J’aimais danser à la verticale. Mais aussi à l’horizontale. A deux ou à plusieurs. Hommes. Femmes. Tout était à mon goût. Et dans un premier temps, mon frère se plaisait à participer à mes côtés à ces réceptions, pleines de débauches.  

Mais au bout de quelques années à vivre à ce rythme, à croquer la vie à pleine dents, tous les deux, le soir tombé, il changea. La mort de ses premiers enfants ainsi que de sa femme, Seshemetka, l’a changé, en réalité. La famine, la pauvreté qui régnait sur nos terres également. Il n’avait pas d’héritier et le royaume était instable. Il m’interdit d’organiser de nouvelles fêtes, m’obligea même à me marier, en espérant que cela me ralentisse, me fasse mûrir, me fasse prendre conscience de mon « statut » comme il aimait si bien me le dire. Le frère du roi. Le fameux. Mais je n’étais qu’un bâtard. Un enfant illégitime, qui ne pourra jamais prétendre au trône. Et je le lui disais. Je le lui répétais. Pourtant, il insistait. S’il n’arrivait pas à obtenir une descendance, je serais l’héritier légitime, puisque père m’avait reconnu. M’avait adopté.

C’est ainsi qu’Ânkhti fit son apparition dans ma vie. Il me semble qu’elle devait être la cousine d’un cousin d’un cousin d’une cousine de Seshemetka… Je ne suis plus certain. Je n’ai jamais aimé cette femme. Je n’ai jamais aimé, d’ailleurs. De mon vivant, tout du moins. Je n’aimais que moi. Moi et mon oisiveté. Ma paresse. Mes désirs. Mes envies. Moi. Et moi seul. Mais elle était une femme fidèle. Et dévouée. J’étais son seigneur et maître, à l’entendre parler. Et elle m’a honoré, en m’offrant une descendance vigoureuse. Cinq fils, Bek, Dedoun, Désobek, Djet et Emhat ; trois filles, Bat, Chédi et Didia. Seul un de nos enfants, Désobek, fut emporté par une épidémie.

Je suis le père d’une lignée de cafards, je crois. Increvables.

Je ne vais pas vous cacher que la fécondité de mon couple rendait jaloux mon ainé qui peinait à garder un enfant. Sa seconde femme était morte en couche. La troisième n’eut pas plus de chance. Tout portait à croire qu’il était maudit. Que les puissances régissant notre univers ne voulaient pas le voir avoir une descendance qui puisse durer et régner. Et plus le temps passait, plus il en devenait fou. Plus il m’en voulait de posséder ce qu’il avait toujours souhaité.

C’est à ce moment-là qu’un inconnu est entré dans ma vie. À la tombée de la nuit, je me faufilais hors de mes appartements, lorsque les enfants et ma femme dormait. Elle me connaissait. Elle savait que je n’étais pas fidèle. Elle ne me le demandait d’ailleurs pas. Elle savait que je l’aimais tendrement. Mais que je m’aimais plus encore. Et que j’aimais m’amuser. Festoyer. Danser. M’enivrer. Et les hommes. Cette nuit-là fut en tout point semblable aux nuits dont j’avais l’habitude. Si ce n’est qu’un étranger avait été invité à festoyer avec nous… par une concubine de mon frère, d’ailleurs. Et lorsque nos regards se sont croisés, j’ai tout de suite su qu’il allait changer ma vie.

Il se nommait Caïn. J’ignorais qui il était. Mais il resplendissait.




   
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