Votez pour nous !

Lacrimosa

Forum futuriste de vampires, humains, goules, metamorphes et humains à dons axé autour d'une guerre inter-race et d'un fléau qu'est le Lacrimosa au sein de la ville de Pandémonium.
 


Partagez | 
 

 Pour défaire des noeuds, rien de mieux que des ciseaux. [Eros]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zephyr Sinister

avatar
Messages : 7
Date d'inscription : 12/11/2015

MessageSujet: Pour défaire des noeuds, rien de mieux que des ciseaux. [Eros]
Lun 23 Nov - 6:33

Les paradoxes peuvent parfois se parer d'une cruelle ironie.
Cette constatation, Zephyr était en train de péniblement la digérer, et bien que son esprit assez peu analytique la perçût d'une manière plus brute et l'encaissait comme une plaisanterie saumâtre, elle n'en était pas moins affligeante.
Il jeta un regard acerbe au ciel mort, où se terrait quelque chose qui était peut-être bien supérieur à tout mais qui avait un sens de l'humour particulièrement sardonique.

S'il n'avait pas retrouvé Eros jusqu'à ce jour, c'était parce qu'il l'avait recherché.

Le regard gris acier balaya les alentours. Cette rue, maudite rue. Il la connaissait bien. Celle-là, les autres... Il connaissait bien tout le quartier, mais pour se rendre compte que ce qu'il cherchait était là, encore eut-il fallu y passer du temps et le sillonner, et ce n'était plus le cas. C'était à peine s'il le traversait rapidement quand le besoin de sommeil était impérieux. Depuis combien de temps est ce qu'il ne réintégrait la maison que pour y dormir ? Au moins depuis le départ d'Eros... peut-être plus longtemps encore, oui. L'atmosphère y oscillait entre toxique et étouffante, à lui en faire regretter l'époque où il était invisible, mais quitter les lieux n'était pas envisageable. Zephyr mettait les voiles tout comme il l'avait toujours fait, et tout comme il l'avait toujours fait, il revenait. C'était bref. Il aurait fallu traîner d'allée en allée et de bâtisse en bâtisse pour un coup de bol pareil. Mais rien ne l'aurait poussé à faire ça. Il partageait son temps entre son boulot, son activité d'assainissement, et la recherche de son frère. Il demeurait rare qu'il fasse autre chose.


Pour trouver son frère, il s'en était remis à une logique qui lui était d'ordinaire assez étrangère. Il l'avait d'abord cherché dans les endroits qui lui semblaient les plus rationnels. Là où il paraissait cohérent qu'il se soit réfugié. Auprès de ses trop nombreux amis. Dans les lieux les plus cotés. Dans l'environnement qui ressemblait tellement à ce qu'il avait été avant toute cette merde, là où ça scintillait, où ça brillait, où n'importe quel pékin se serait senti honoré d'accueillir quelqu'un comme Eros Sinister.
De toute évidence, il y avait des considérations que Zephyr avait négligé de prendre en compte, ce qui avait certainement expliqué le chou tellement blanc que ça arrachait la rétine. Personne ne semblait avoir recueilli Eros, et personne ne semblait l'employer. Bien sur, et c'était une chance pour sa santé mentale, Zephyr n'avait jamais été effleuré par l'éventualité qu'Eros puisse exercer un métier peu valorisant et encore moins... celui qu'il exercait présentement. Ce qui est certes une bonne chose, mais qui, dans le cas contraire, lui aurait certainement permis de le trouver bien rapidement. Pas de revenus, pas d'appui. Une fois ce constat assimilé, il lui avait semblé impossible qu'Eros soit encore dans ce périmètre si exigeant en terme de moyens. Alors, où ? La ville était vertigineusement grande. Sa nature l'incitait à y aller au hasard, au feeling, à la chance. Mais il s'agissait d'Eros, et Eros n'aurait rien fait au hasard, rien qui ne soit réfléchi, du moins c'était ainsi que Zephyr l'avait toujours perçu. L'état d'égarement du concerné aurait certainement dû lui faire revoir cette conviction, mais...
L'élan spontané, pour une fois, avait été mis au placard. Pour trouver Eros... Il fallait penser comme Eros, n'est ce pas ? Ou du moins essayer.

Très vite, il s'était rabattu sur l'idée que son aîné avait rejoint Orphée, et il avait donc orienté ses recherches là où ça semblait évident... Jusque dans les bas-fonds les plus fangeux, en redoutant à chaque minute d'y trouver son illustre frangin, et plus le temps passait, plus il s'éloignait de l'endroit où il aurait pu lui mettre la main dessus.
Et rien, rien, jamais. Il avait passé temps et énergie à chercher son frère, en vain. Tant de temps et tant d'énergie passés à chercher quelqu'un... qui se trouvait si proche.

S'il avait renoncé à le chercher, il l'aurait trouvé, et rapidement. En quelques jours, en quelques heures.

Zephyr se tenait devant la bâtisse dans laquelle la silhouette d'Eros avait disparu, presque dix minutes auparavant. Bien sûr, il l'avait vu de loin, de si loin que si l'allée n'était pas si bien éclairée, il l'aurait loupé. Bien sur, il n'avait pas distingué, à cette distance, ses traits ni même son visage, mais il n'y avait aucun, aucun doute. Et non, il n'y avait pas de méprise possible. Il n'avait pas encore d'hallucinations, et pas d'hésitation non plus. Il était convaincu que même le sosie parfait d'Eros ne pourrait pas le tromper. On n'oublie jamais rien de son idole d'enfance, et on ne confond avec aucun autre la silhouette, le maintien, la gestuelle d'une personne qu'on a contemplé pendant des années avec comme plus ardent souhait celui de lui ressembler.
Son putain d'enfoiré de frère qui l'avait royalement planté là sans préavis et qui en prime n'était jamais venu le voir quand bien même il semblait bien qu'il créchait à quelques centaines de mètres à peine. Il avait bien envie de démolir la porte pour passer ses nerfs, mais la motivation n'y était pas. Il n'avait jamais vraiment réussi à en vouloir pour de bon à Eros. Ça n'avait pas été faute d'essayer, mais chaque fois, l'inquiétude prenait le pas – et le manque aussi, mais ça, il ne l'avouerait pas, franchement, ça fait tafiolle. L'inquiétude donc, de savoir où il était, s'il était seulement encore en vie.
Quinze minutes, peut-être, à présent. Le choc avait été là, tout de même. Après avoir désespérément passé les lieux les plus repoussants de la ville au crible, l'aperçevoir furtivement en tournant l'angle d'une rue dans le quartier même où il l'avait vu pour la dernière fois, c'était, comment dire.... Inattendu.

C'est con. Il se sentait nerveux. Tourner autour du pot n'était pas dans ses habitudes, et ses doigts tournaient et retournaient avec une légère fébrilité l'une des lourdes croix qui pendaient sur sa poitrine alors qu'il tâchait de réfléchir. Mais réfléchir, hein... Pas non plus dans ses usages. Finalement, peu accoutumé à tant de staticité, son corps se mit spontanément en mouvement. Son regard jaugea rapidement les lieux, détermina à quel genre de bâtisse il avait affaire, poussa la lourde porte. Il ne cogitait plus à présent. Trouver l'appartement d'Eros ne fut pas compliqué. Une paille comparé à toute cette vaine prospection. Une fois devant la porte, il y flanqua trois grands coups du plat de la main, avec autant de rancoeur que si la paroi était responsable de tous les maux de l'humanité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Pour défaire des noeuds, rien de mieux que des ciseaux. [Eros]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Rien de mieux qu'un enfant pour rendre le sourire ... Part II [Nahla Maluka]
» Ils sont là pour nous faire rire!!!!
» Car il n'y a rien de mieux que de se revoir, peu importe ce qui nous sépare [Les jumeaux:P ]
» Un cadeau pour me faire pardonner ? [Sirillë]
» Rien de mieux que l'air marin! (libre!)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lacrimosa :: Rps archivés-