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Lacrimosa

Forum futuriste de vampires, humains, goules, metamorphes et humains à dons axé autour d'une guerre inter-race et d'un fléau qu'est le Lacrimosa au sein de la ville de Pandémonium.
 


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 Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]

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MessageSujet: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!-18]
Dim 19 Avr - 18:13

Chester extirpa une serviette du tas de linge propre et la laissa tomber dans le lavabo. Il relava la tête vers le petit miroir terni. A la lumière de la bougie vacillante, ses pupilles étaient deux lacs d’ambre riche. C’était étrange de ne pas avoir les yeux pourpres. Ça ne lui était pas arrivé souvent au cours de son existence, et c’était toujours saisissant. Il avait l’air beaucoup moins effrayant comme ça, plus apaisé aussi, et sa peau n’était plus totalement glacée, mais légèrement tiède. Un sang doux comme une musique circulait dans ses membres. C'était la plus douce des drogues, et le garçon à qui elle appartenait était toujours vivant, ce qui était le plus miraculeux.

Le trafiquant ouvrit le robinet et laissa la serviette s’imbiber d'eau froide. Il pouvait vivre sans lumière, mais pas sans eau courante, c’était pour cette raison qu’il avait choisi ce vieil appartement qui lui coûtait une véritable fortune alors qu’il ressemblait à un vieux squat du troisième millénaire. Une honte. Mais il ne se plaignait pas. Le trafique d’armes rapportait gros, et ce n’était pas comme s’il passait beaucoup de temps chez lui de toute façon.

Il essora la serviette dans le lavabo, prit la bougie et revint dans le petit salon qui faisait pièce commune avec la cuisine.

Le gamin dormait toujours. Un frisson le parcourut et vint se loger dans ses reins lorsqu’il le regarda. Il posa la bougie sur la table basse et s’assit sur le canapé à côté de l’humain. C’était la première fois que ça se passait comme ça, se dit-il en repoussant des mèches de cheveux aux pointes rouges pour dégager le front et la nuque du garçon. D’habitude il proie le subjuguait, il ne pouvait penser à rien d’autre, il la suivait partout, la protégeait, l’aimait même parfois. Il respirait l’odeur de son sang comme le vin le plus rare et quand il finissait par craquer, il la vidait jusqu’à la dernière goutte et serrait dans ses bras le pantin sans vie d’un rêve déjà perdu. Cette fois les choses s’étaient passées à l’envers. Et il ne comprenait plus rien.

Il posa doucement le linge humide sur le front du gamin, que le Lacrimosa, la perte d'une quantité de sang et une très grande fatigue rendait fiévreux. Il n’était qu’un gosse drogué qui sentait bon une heure plus tôt… Et il avait sincèrement cru que cette fois il arriverait à garder le contrôle. Il aurait certainement réussi d’ailleurs, s’il ne s’était pas soudain senti submergé par une sensation trop intense pour être endiguée. Ça avait été l’expérience la plus incroyable de sa longue vie. Il avait senti tout le processus comme si sa propre nature avait été distillée sous ses yeux. Le sang au goût merveilleusement sucré avait glissé sur sa langue, et comme le gosse buvait à son poignet, il avait goûté la saveur de son propre sang à travers celle de l’humain. Il portait son odeur comme s’il lui appartenait et c'était là que tout avait basculé. Il avait senti le nectar doux s’infiltrer dans chacun de ses tissus et lui redonner vie, apaiser son corps, sa soif, exacerber chaque sensation, et pulser au rythme un peu fou d’un cœur déterminé. Et il avait réalisé que c'était meilleur que toutes les autres fois.

C’était le sang au goût le plus impossible qui soit. Il était unique et avait fait couleur entre ses lèvres l’odeur spécifique de l’humain auquel il appartenait, mais aussi l’empreinte de centaines d'autres odeurs, le goût et le pouvoir résiduel de centaines d'autres vampires. Ça avait été comme un bouquet, comme un miel aux milles essences, et ça l’avait perdu. Il avait senti l’avidité du chasseur se réveiller et réclamer cette proie, entière, exclusivement, avec la possessivité douloureuse qui était sa nature-même. Il avait compris que ce gamin n'aurait jamais assez de sang pour le satisfaire. Il aurait pu passer toute l'éternité à le serrer contre lui, à mordre sa peau, à boire à sa veine. Il avait senti avec une lenteur infinie mais irrésistible le désir primaire le prendre au tripes. Et il avait compris que cette fois non plus, il ne s’arrêterait pas.

Il avait été en train de perdre et il était trop pris par le plaisir pour ressentir le désespoir que cela lui aurait alors causé. Le garçon avait relâché son poignet depuis longtemps mais il buvait toujours à sa veine. Il l’avait même entendu supplier, ça avait été un son délicieux. Sa main lui avait arraché son chapeau, avait tiré ses cheveux et Chester n’avait aspiré que plus fort, avec un plaisir plus intense. Mais c’était un humain plus courageux que les autres, ou plus déterminé à vivre peut-être, malgré la drogue qui le tuait lentement. Et il l’avait mordu. Oh ça ne mordait pas fort un humain, ça avait de petites dents toutes douces au bout rond et poli, mais c’était la première fois qu’une proie lui résistait autant, et Chester avait été ramené à la raison suffisamment longtemps pour réussir à le lâcher.

Il l’avait senti s’évanouir dans ses bras et avaient remercié tous les dieux de lui avoir permis d'épargner celui-là, parce qu'il en était certain, cette fois, il se serait jeté dans le feu.

Le gosse mettrait peut-être quelques jours à s’en remettre mais il était vivant, et c’était tout ce qui comptait. C’était la première fois qu’un humain ne succombait pas sous ses crocs. Il plaça la serviette fraîche sur le front de l'humain et l'enroula autour de sa nuque, puis il imbiba un coton de désinfectant et l’appliqua sur les marques laissées par ses canines au-dessus de la clavicule. Les petites plaies étaient très nettes et n’étaient pas si profondes que ça, il faudrait quelques temps mais ça allait disparaître. Ce qui était un soulagement.

Il fit un large pansement pour protéger les plaies, puis caressa le visage du garçon, rajusta la serviette fraîche sur son front et sa nuque et retourna devant l’antique gazinière sur laquelle il faisait cuire de la viande. Lorsqu’il revint avec une assiette pleine de viande rouge – un repas de roi aujourd'hui ! – le garçon était en train de reprendre connaissance et ses yeux papillonnaient.

– N’essaye pas de bouger, lui conseilla-t-il, tu risques de perdre de nouveau connaissance.

Pour ne pas l’effrayer, il posa l’assiette sur la table basse et s’assit dans un fauteuil, à distance raisonnable du canapé.

– Tu es chez moi dans le quartier de la Benne, l'informa-t-il tout de suite pour ne pas lui laisser le temps de paniquer. Ton sac et tes affaires sont derrière toi, à coté du canapé, et tu vas te sentir un peu faible à cause du sang que je t’ai pris et des effets de mon sang, mais tu n’es pas en danger.

Il lui laissa un moment pour émerger puis il ajouta :

– Je m’appelle Chester Graves au fait. Pardon pour tout à l’heure, et félicitations, tu es courageux et tu as de bons réflexes !


Dernière édition par Chester Graves le Mer 29 Avr - 1:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Lun 20 Avr - 1:24

Lukas et la mort, c'était une longue histoire, elle l'avait déjà frôlé plus d'une fois pendant sa courte vie. Il y avait eu les surdoses de Lacrimosa, les mélanges foireux de drogue, d'alcool et de médicaments, et toutes les fois où il s'était mis en danger parce qu'il avait un peu trop perdu pied avec la réalité. Heureusement, les choses s'étaient tassées en sortant de l'adolescence, mais il y avait réellement de quoi s'étonner de voir le jeune homme encore en vie. Et pourtant il était bien là, et ce soir encore il avait esquivé avec un acharnement de chien fou le voile noir tendu spécialement sur lui.

Le sang du vampire imprégnait son corps, et s'il était loin d'avoir atteint la maîtrise parfaite de son odorat temporairement démultiplié, il y avait au moins une odeur qu'il avait parfaitement retenue, celle de la bête. Et cette odeur remplissait la pièce où il se trouvait, elle émanait du canapé, du tissu qui couvrait son front, et il la sentait même sur son propre visage. Ça et les effluves entêtants du bœuf grillé.

Le ventre de Lukas émit un long gargouilli et il bougea faiblement. C'est que ça donnait sacrément faim, le Lacrimosa, il en était même arrivé à se demander si ce n'était pas la soif des vampires qui déteignait sur lui en même temps que leurs pouvoirs. Si tel était le cas, le dernier en date devait être vraiment affamé quand il avait croisé sa route, parce que ce n'était pas une petite fringale qu'il avait là. L'odeur de la créature se rapprocha, celle du bœuf aussi, Lukas ouvrit les yeux et fut aussitôt éblouis par la pauvre bougie posée devant son nez. Son regard encore un peu perdu se posa néanmoins sur le visage du vampire tandis qu'il approchait, et il remarqua aussitôt que ses yeux avaient changés. Il ne sut pas si c'était ça ou la lumière, mais son visage lui paraissait aussi plus jeune et plus doux qu'avant, même s'il gardait quelque chose d'indéniablement animal dans son allure.

Le vampire lui recommanda de ne pas bouger, avant de poser l'objet de toutes les tentations tout près de lui, emplissant ses narines d'un fumet de viande fraîche. Lukas regarda avec un grand intérêt les filets de gras et de jus briller dans la lueur de la flamme, en sentant la salive lui monter à la bouche, et il bougea légèrement l'un de ses bras, avant de se rappeler avec une grimace que c'était là qu'il avait été mordu. Pendant ce temps, la créature s'était assise un peu plus loin, son regard devenu étrangement lumineux posé sur lui. Il lui fut reconnaissant de lui donner d'emblée quelques informations, mais ses félicitations le firent sourire. Sortit de la bouche de celui qui avait failli le tuer, c'était quand même un peu ironique.

« J'ai un vrai don pour me tirer des pétrins dans lesquels j'ai aussi le don de me fourrer. »

Après avoir un peu gigoté sur le canapé, Lukas tendit son bras valide et attrapa un morceau de viande, qu'il engloutit aussitôt avec air de contentement bien visible.

« Je m'appelle Lukas, Lukas Svetjon. Merci de… t'être arrêté, déjà, et de ne pas m'avoir laissé là-bas aussi. »

Un autre morceau de viande disparu. Lukas regarda un peu plus longuement le vampire, enfin, Chester, et fut à nouveau surprit de ne pas sentir de réelle menace émaner de lui. D'accord, il venait de manger, mais il venait de le manger, justement. Il devrait se sentir menacé par sa présence, ou au moins inquiet, au lieu de ça, il se remémora la façon dont ses lèvres avaient glissé sur cou et le torse solide pressé contre son dos. Il entreprit d'oublier cette impression en mordant goulûment la chair tendre d'un autre morceau de bœuf.

« J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu t'es fatigué à faire tout ça, mais je vais pas m'en plaindre. »

L'assiette subit une nouvelle attaque, deux d'un coup cette fois. Se sentant légèrement plus solide, Lukas se redressa laborieusement, un léger vertige le prit de nouveau, sans doute le sang de vampire en lui ne l'aidait pas à évaluer les forces qu'il lui restait. Il finit malgré tout par s'asseoir à peu près droit contre le dossier du canapé, et contempla la tanière de son hôte. C'était plus grand que son studio, mais tous les objets paraissaient antiques, et puis ça manquait de déco, un tableau ou deux ne seraient pas du luxe. Il tendit de nouveau le bras vers l'assiette, qui était maintenant trop loin, mauvais calcul, et en se penchant pour tenter d'attraper le morceau le plus proche, Lukas eut un vertige plus fort encore et sentit ses paupières lui tomber sur les yeux. Il recula pour se fourrer à nouveau dans les coussins du canapé, et jeta un bref coup d’œil au vampire.

« Ok, ok, je ne bouge pas, j'ai compris. »

J'en connais un qui n'est pas au bout de ses peines, ramener chez soi un gamin âgé de 1544 ans de moins, c'était déjà un sacré pari. Alors quand en plus celui-ci s'appelait Lukas Svetjon, il y avait de quoi s'attendre au pire. Mais au moins le jeune homme ne le prenait pas par surprise, il lui avait déjà parlé de ses deux grands dons.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Lun 20 Avr - 22:08

Lukas, se répéta le vampire. En voilà un nom qu’il n’oublierait pas. Un nom et une odeur. Et le goût de son sang, la façon dont il s’était laissé aller contre lui, son regard intelligent, le ton un peu désabusé de sa voix… Ça avait été vraiment bon, et il s’en était fallu de peu, mais il n’était pas mort.

Et ça, c’était la première fois. C’était aussi la première fois qu’il avait un échange avec sa victime après l’avoir mordue, et qu’il avait l’occasion de prendre soin d’elle.

Il devait tout de même reconnaître que malgré son soulagement personnel, il s’était attendu à une réaction de fureur de la part de l’humain. Il avait failli mourir, ce n’était pas rien. Pourtant il parlait calmement. Toujours avec cette pointe d’ironie un peu amère, mais sans haine. C’était totalement inattendu.

Chester reçut les remerciements de Lukas avec un réel malaise. Il ne s’était pas arrêté en fait, faillit-il lui répondre, c’était lui qui l’avait arrêté. Ce gamin était en train de le remercier parce qu’il ne l’avait pas tué ; c’était plutôt à lui de s’excuser parce qu’il avait merdé alors qu’il lui avait assuré qu’il ne lui prendrait pas beaucoup. Il se contenta cependant de hocher la tête. Mais quand Luka dit qu’il avait du mal à comprendre qu’il lui offre à manger, Chester en fut estomaqué.

– Tu as du mal à comprendre pourquoi je m’occupe de toi après avoir failli te tuer ?

C’était au tour du vampire d’avoir l’air désabusé.

– Je crois qu'je comprendrai jamais cette époque…

Chester se leva et s’étira. Il se sentait incroyablement bien. Tous ses muscles étaient plus souples, sa nervosité et sa tension habituelles, dues au régime atrocement sévère qu’il s’imposait, s’étaient envolées. Il aurait voulu que cet état de bien-être dure pour toujours…

– Tu peux rester là autant que tu veux, Lukas. J’te dois au moins ça.

Le gosse essaya de se relever et fut pris d’un vertige. Son cœur accéléra un peu et il finit par se laisser retomber en déclarant forfait. Chester sourit et s’approcha doucement de lui. Il prenait ses précautions depuis le début, mais Lukas ne semblait pas avoir peur de lui. Il était peut-être un peu méfiant, attentif et observateur, parce qu’il était intelligent, mais pas effrayé. Et le vampire se permit de prendre place sur le canapé. Il s’assit sur l’accoudoir non loin du visage de son hôte et prit l’assiette entamée. Il fallait vraiment qu’il le fasse manger. Il n’avait pas l’air d’avoir manqué de nourriture, mais il avait quand même l’air faible, et il n'avait pas une carrure de spartiate... Le Lacrimosa avait déjà dû bien entamer son capital santé. Et la quantité de sang qu’il avait perdu n’aidait pas…

– J’étais pas très épais moi non plus quand j’étais jeune, songea tout haut le trafiquant en découpant la viande en petits morceaux, l’assiette en équilibre sur sa jambe.

C’était bizarre d'avoir quelqu’un chez lui. C’était la première fois de puis qu’il avait pris cet appart. Il n’en revenait toujours pas que ce soit un humain, qu’il ait bu son sang, et qu’il soit toujours en vie. Et que sa présence soit à la fois aussi agréable et aussi troublante.

– Quand j’avais vingt ans, mon employeur était un propriétaire riche et très gras qui devait manger plus en un repas que tous ses esclaves réunis en une semaine… Et quand il venait inspecter les champs, il me disait avec son accent français : « Bon sang Graves ! Vous êtes maigre comme une canne à sucre ! Si un jour il y a une guerre, vous n’y survivrez pas deux jours ! ».

Chester piqua plusieurs morceaux de viande avec la fourchette et tendit l’ustensile à Lukas pour qu'il le prenne. Il se serait sûrement senti humilié s’il lui avait donné la béqué, en revanche porter lui-même la fourchette à sa bouche ne devrait pas être trop fatigant, et lui permettrait de manger sans se lever.

– Et il y a bien eu une guerre, quelques années plus tard. J’ai tenu deux ans, dont presque deux mois dans une ville assiégée. Mon employeur en revanche, n’a pas tenu très longtemps. La guerre était une source infinie de contrariété pour ses profits et il n’avait pas le cœur très solide… La survie n’est pas une affaire de condition physique, plutôt de volonté.

C’était d’ailleurs l’effet que lui avait fait Lukas quand il l’avait senti se débattre contre lui, quand il lui avait mordu l’oreille. Il n’était pas fort, il était même plutôt affaibli, mais il avait une volonté de fer. Et Chester admirait ça.

Il le laissa manger et lui reprit ensuite la fourchette pour renouveler l’opération. C’était peut-être un peu du gavage, mais il avait lui avait pris beaucoup de sang, et il avait besoin de manger pour pouvoir en refaire.

– Est-ce qu’il y a quelqu’un que tu veux contacter pour prévenir que tu es toujours vivant, et que tu es ici ? demanda le vampire en entretenant volontairement la conversation pour que son hôte reste éveillé et mange.

Mais ça aussi, il craignait que ce soit un sujet sensible. Quand on se droguait à quelque chose d’aussi puissant que le Lacrimosa, on finissait toujours par avoir des problèmes avec sa famille ou ses amis. La dépendance était une chose qui enfermait dans la solitude. C’était d’ailleurs pour ça que le vampire résistait si fort à l’appel du sang, il avait parfois l’impression que s’il lui cédait, il ne connaîtrait plus que la solitude, avec pour seule compagnie la soif obsessionnelle.

Et il ne regrettait pas, parce que s’il n’avait pas un minimum de contrôle, il n’aurait pas pu s’empêcher de reprendre le gamin dans ses bras et de déchirer doucement la peau de sa gorge pour y sucer le nectar le plus doux qu’il ait jamais goûté.  
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mar 21 Avr - 1:24

De toute évidence, le vampire et Lukas n'était pas sur la même longueur d'onde, ou en tout cas ils avaient des points de vue très différents sur ce qui s'était passé entre eux au cours de la dernière heure. Le jeune homme haussa un sourcil en voyant l'étonnement sur le visage de Chester, il avait beaucoup de mal à comprendre son… incompréhension. En quoi devait-il trouver normal qu'un chasseur sanguinaire ramène sa proie chez lui pour la réanimer ? Certains vampires devaient avoir des habitudes un peu différentes des autres, supposa-t-il, et il avait eu la chance de tomber sur l'un d'eux.

Les paroles et les agissements un peu hors normes de Chester avaient en tout cas réussit à le rendre curieux, et Lukas l'observait avec un intérêt grandissant. Le moins qu'on puisse, c'est qu'il fut gâté. Le vampire vint s'asseoir sur l'accoudoir du canapé, lui offrant une vu en contre-plongée sur son visage, agréablement éclairé d'un sourire, puis il se mit à parler comme s'il était son grand-père.

Lukas mangeait maintenant beaucoup moins vite, en mâchouillant distraitement sa viande il posait sur Chester un regard très attentif, et ne ratait pas une seule de ses paroles. Il tenta d'imaginer un peu cette vie venue d'un autre temps qu'il lui racontait. Des esclaves, qui ressemblaient un peu à des ghouls dans son esprit, travaillant dans un champ de sucre blanc avec des seaux et des pelles. De grands plats de viandes rouges pour l'employeur, et puis la guerre, où des tas de gens portant de grands chapeaux s'entretuaient à la kalachnikov et au fléau sous un ciel brillant. Ça devait être une sacrée époque. Il hocha pensivement la tête en entendant la conclusion de l'histoire, sur ce point-là au moins, il était totalement d'accord avec lui.

Mais il fallait croire que ce n'était pas suffisant, et Chester décida de l'achever avec une dernière question, plus étrange que tout ce qu'il avait pu dire jusque-là. Et pourtant, la barre était haute. Lukas s'interrompit en l'entendant parler de contacter sa famille, la fourchette à la main et la bouche légèrement entrouverte. Il le contempla d'un air stupéfait pendant une seconde, avant d'articuler lentement.

« Ah ouais, quand même… T'es complètement paumé en fait. »

Maintenant c'était sûr, ce qu'il avait pris pour de la bizarrerie et des coutumes un peu exotiques était en fait bien plus grave. Chester se méprenait sur le monde qui l'entourait à un point tel qu'il commençait à se demander comment il avait pu vivre aussi longtemps. Lukas se redressa un peu sur le canapé, et le regarda comme un professeur compatissant regarde un élève en difficulté.

« Écoutes un peu, cow-boy. Notre époque, là, c'est une époque ou tu peux partir t'acheter un paquet de clopes et finir dévoré vivant au coin d'une rue. »

Venant de celui qui s'était offert à un vampire, c'était une drôle de leçon, mais comme apparemment personne ne s'était chargé de l'éducation de Chester, il fallait bien que quelqu'un se dévoue.

« Que tu t'amuses à passer des marchés avec un peu n'importe qui dans des quartiers louches, pourquoi pas. Que tu gardes les humains en vie, ok, c'est louable. Mais sérieusement, dire où tu habites à ma famille après m'avoir mordu ? Si vraiment tu veux mourir, enfonce-toi une baramine entre les côtes, ça fera moins mal. »

Et pour le coup, Lukas le pensait vraiment, il osait à peine imaginer ce que son frère ferait à Chester s'il lui mettait la main dessus après ce qu'il venait de se passer. De toute évidence, cela comporterait un laboratoire, des produits chimiques et des scalpels émoussés. Surtout qu'il avait bu son sang, allez savoir si cela ne créait pas quelque chose d'utile pour ses recherches sur le Lacrimosa.

Étrangement, l'idée que son frère aurait peut-être une piste supplémentaire pour trouver un remède pour son addiction ne le réjouissait pas du tout, au contraire. Et pourtant, Dieu sait qu'il aurait donné beaucoup pour s'en sortir. Mais ce vampire-là, qui avait su se montrer en peu de temps, fort, sensuel, attentionné, protecteur et fragile, il n'avait pas envie de le voir finir aussi mal. Non, vraiment, Matthias ne devait jamais savoir. Avec un air d'autorité, Lukas planta son index dans le sternum du vampire.

« Compris ? Évite de faire des trucs bizarres comme ça. »

Puis il eut de nouveau un air étonné, ses sens encore éveillés par le Lacrimosa remarquèrent tout de suite un changement dans le corps qui s'était pressé contre lui plus tôt. Bientôt, ce fut sa main qui se posa dans le creux de la poitrine de Chester.

« Tu es... chaud ? »

Sans vraiment y réfléchir, ses doigts remontèrent jusqu'à son cou et pressèrent légèrement la carotide comme pour prendre le pouls d'un humain malade. Lukas resta silencieux, mais son expression devint tout à fait ébahie, et peut-être un peu émue, alors qu'il réalisait que c'était son sang qui avait redonné vie à la bête.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mer 22 Avr - 10:32

Le vampire écouta le gamin lui faire la morale sur le monde dangereux dans lequel ils vivaient, et lui dresser en creux, un portrait du monstre sanguinaire qu’il aurait dû être. Chester ne put s’empêcher de sourire. Il avait l’air scandalisé cet humain, comme s’il était vraiment choquant qu’un vampire refuse de se plier à la règle et de se montrer cruel, avide, barbare et meurtrier…

Et ce n’était pas qu’il n’avait jamais été ces choses, au contraire, mais seulement qu’il faisait des choix arbitraires : quand il choisissait qu’une vie méritait d’être respectée, il la protégeait de son mieux. Y compris contre lui-même.

Il s’apprêtait à expliquer au gamin qu’à moins que sa famille se trouve être une joyeuse assemblée de ghouls, il n’était pas trop impressionné par la menace, c’était lui le traqueur, et il avait ici un arsenal suffisant pour tenir une forteresse assiégée pendant des mois. Et il s’y connaissait en forteresses assiégées !

Cependant il n’en eut pas le temps parce que Lukas qui venait de poser un doigt sur sa poitrine se figea complètement et le regarda comme s’il découvrait un secret bouleversant.

Il l’interrogea sur sa température et Chester compris ce qui l’étonnait à ce point. Les vampires avaient la peau glacée, et lui particulièrement devait être d’ordinaire une créature très froide. Mais le plus surprenant fut que la main sur garçon remonta sur sa poitrine. Il n’avait vraiment pas peur. Et en même temps il n’avait rien de ces fanatiques effrayants qui adulent les vampires. Il était juste curieux et spontané. La peau chaude de Lukas vint se poser sur sa gorge. C’était émouvant comme contact, ça éveillait en lui des milliers de sensations qu’il avait crues disparues à jamais.

– C’est ta chaleur, répondit le vampire en plantant son regard dans celui de l’humain. Tu m’as fait don d’un cadeau très précieux. Pendant de longues heures, je vais à nouveau me sentir vivant… Et ça ne m’arrive pas souvent.

Les pupilles de Lukas se dilatèrent et sa respiration s’accéléra.

– Aïe, aïe, murmura le chasseur en comprenant qu’il était en train d’ensorceler sa proie.

Son aura de séduction nettement renforcée par le sang qu’il venait de recevoir avait dû abaisser facilement les défenses du gamin affaibli qui s’était approché beaucoup trop près.

S’il laissait son pouvoir agir, Lukas allait se retrouver complètement tétanisé, la peau brûlante, le souffle le court et le cœur affolé, et n’était pas que cette perspective n’était pas parfaitement délicieuse, mais l’humain risquait de faire un nouveau malaise.

– Lukas, reste avec moi, l’appela le vampire en le repoussant légèrement pour pouvoir s’assoir juste à côté de lui sur le canapé.

Il laissa une jambe pendre dans le vide et ramena l’autre sous lui. D’aussi près, l’odeur de Lukas était irrésistible, mais ce n’était vraiment pas le moment de s’y intéressé. Il posa une main sur les yeux du garçon, puis lui prit une des sienne et la lui fit placer sous son nez. S’il ne voyait plus le vampire, et qu’il ne sentait plus que sa propre odeur, ses sens ne seraient plus saturés par la présence de Chester et il reviendrait à lui.

Il lui laissa le temps de sortir de l’état de transe et de s’habituer lentement à être proche de lui.

– Tu es vraiment un gamin surprenant, fit-il, amusé, en espérant que sa voix aide Lukas à reprendre ses esprits. Tu ne peux pas me faire la morale sur combien ce monde est dangereux tout en me montrant combien tu sais être imprudent…

Il avait envie de le toucher. De caresser sa gorge, même pas pour la mordre, juste parce qu’il avait la peau fine et sensible certainement, et qu’il était à sa merci. Il avait envie de caresser tout son corps en fait, de le déshabiller et d’explorer chaque recoin de lui. Mais il se força à faire refluer le désir parce que si Lukas le percevait il risquait soit de tomber à nouveau dans ses filets, soit de se résoudre à avoir peur de lui, finalement.

– Désolé de décevoir tes attentes en matière de vampires monstrueux, mais je ne dois rien à cette époque. Comme à aucune d’ailleurs… Je les traverserai toutes. Ce n’est pas parce que ce monde est violent, et mes semblables sanguinaires que j’ai obligation de l’être aussi. Mais je pense que c’est une chose que tu es tout à fait capable de comprendre, puisque tu refuses résolument d’être terrifié et méfiant alors que je t’ai ramené dans ma tanière...

Il retira lentement sa main de devant les yeux de l’humain dont la pupille était redevenue normale. Bien, il reprenait ses esprits assez vite.

– Je suis un homme d’honneur Lukas, je t’ai offert une retraite et la possibilité de demander de l’aide si tu te sentais en danger. Mais puisque tu n’en veux pas je considère que tu supportes ma présence. Tu vas rester ici jusqu’à être rétabli et capable de sortir en pleine rue sans devenir la proie du premier vampire affamé…

Chester laissa un sourire ironique jouer sur ses lèvres. Lui-même n’était pas un vampire affamé en cet instant précis, il était même agréablement repu. Mais sous la peau fine, le sang au goût incomparable l’appelait de son chant de sirène et il l’aurait bien mordu pour le simple plaisir de le sentir tout contre lui, et de goûter encore ce philtre enivrant.

Il relâcha doucement la main de Lukas qu’il avait maintenue sous le nez de l’humain et le laissa inspirer son odeur. Il n’avait plus l’air hypnotisé, c’était beaucoup mieux.

– Et maintenant qu’est-ce que tu dirais d’un bain ? lui proposa-t-il sur un ton beaucoup moins solennel que précédemment.

Pour une raison inconnue, ce gosse avait le don très rare de le mettre d’excellente humeur.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mer 22 Avr - 19:26

Ça avait recommencé, la main toujours posée sur le cou de Chester, Lukas regardait ses yeux comme s'il voulait s'y noyer. Son cœur battait fort, mais sans l’inquiétude et le stress qu'il avait pu avoir la première fois. Une agréable chaleur infusait en lui, et il se sentit soudain à fleur de peau, comme si tout son corps appelait à être touché, caressé, et qu'il en frémissait d'avance. Une sorte de tension impatiente le saisi quand le vampire se rapprocha de lui et que son odeur emplie ses narines plus encore, puis un courant électrique le parcouru et se logea dans son bas-ventre quand il posa une main sur son visage et lui attrapa la main. Lukas se mordilla la lèvre inférieure pour étouffer un léger gémissement, incapable de lutter contre les désirs qui s´étaient emparés de lui. Les yeux maintenant fermées, il entendit le vampire l'appeler, ses sensations refluèrent lentement et son cœur se calma un peu. D'accord, donc Chester possédait une sorte de pouvoir d'attraction, et il s'y était déjà fais prendre deux fois. C'était du joli, tiens.

Un sourire en coin se dessina sous les doigts de Chester alors que Lukas écoutait ses remarques sur son manque de prudence. Ce n'était pas lui qui allait le nier, comme il ne nierait pas que le fait de ne pas paraître plus effrayé que ça devait surprendre le vampire, sans doute habitué à des réactions beaucoup plus épidermiques. Lukas hocha légèrement la tête quand le vampire parla de le garder ici le temps qu'il se remette, et quand il libéra sa main, il s'emplit les poumons de son parfum sans pouvoir s'en empêcher. Puis il eut des yeux ronds en entendant la proposition du vampire.

« Un bain ? Tu veux dire, dans une vraie baignoire ? »

Lukas avait dû prendre des bains deux ou trois fois dans sa vie, chez un ami qu'il avait étant enfant. Il se souvenait avoir joué des heures avec lui dans la mousse et inondé les trois-quatre de la pièce. Ça lui avait laissé des souvenirs très agréables, contrairement aux parents du garçon, et puis dans son état la chaleur de l'eau l'aiderait sûrement. On pouvait presque parler de nécessité médicale. Un sourire s'était dessiné sur son visage, et sans y réfléchir Lukas tenta de se lever mais son corps se rappela aussitôt à lui, ses bras sans force refusèrent de le tirer du canapé, et le monde tangua un peu. L'air franchement frustré, il se remit à sa place et conclut d'une voix boudeuse.

« Je pense pas pouvoir bouger tout de suite, mais plus tard c'est sûr que oui. Cet appart' est plus cool qu'il en a l'air en tout cas. »

Cela dit, il n’y avait pas que ça qui avait de l’importance dans tout ce que Chester venait de lui dire, et puisqu’il fallait attendre de pouvoir sortir du canapé sans risquer l’évanouissement, Lukas se remémora ses dernières paroles et fit remarquer.

« Je sais que tu es un homme d’honneur, je t’ai confié ma vie au final. »

Un acte qu'il serait peut-être bon d'expliquer pour ne pas juste passer pour un fou. Après tout, même Chester venait de lui faire remarquer plusieurs fois à quel point il pouvait être surprenant, et c'était un vampire tout droit sortit d'une époque que plus personne n'était vraiment capable d'imaginer, il devait en avoir vu d'autres. Lukas chercha ses mots un instant, puis tourna les yeux vers lui, dessinant du regard le contour de sa mâchoire, en évitant les yeux pour ne pas se faire piéger encore.

« J'ai toujours été un peu original, je crois que tu t'en doutes. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois pas le monde comme les autres, je ressens beaucoup les choses, et puis retiens tout. Ou en tout cas plus que la normale. Puis j'ai traversé des épreuves qui m'ont mis un peu à l'écart, et de là où j'étais, j'observais, tu vois, et j'ai vu les vrais monstres. »

Le regard de Lukas s’était immobilisé quelque part vers la pomme d’Adam du vampire, il semblait plongé dans ses pensées. Un souvenir d’abord ténu avait émergé dans sa conscience, et le rattrapait lentement. Il poursuivit.

« Ce sont les pires, ils sont partout, ils sont plus nombreux, plus vicieux, ils tuent plus sûrement que tous les autres. Et ils se cachent, aux yeux du monde, mais aussi aux leurs, pourtant c'est très facile de faire tomber le masque, il suffit... Il suffit de s'écrouler de douleur en plein milieu d'une rue bondée pour les voir tous. Ils te regardent, et ils ne font rien.

C'est ça en fait, ils ne font rien, puis ils comprennent ce qui t’arrive et ils partent en accélérant le pas, en essayant de se convaincre qu'ils n'y peuvent rien de toute façon. Mais je crois qu'au fond ils ont tous conscience que le problème, ce n'est pas de pouvoir, mais de vouloir. »

Ses yeux bondirent soudainement dans ceux de Chester et les fixèrent comme s’il regardait l’intérieur de son âme.

« Tu as essayé de m'aider, à ta manière, et peu importe ce qui serait arrivé. Je t'ai vu lutter contre tes réflexes, je sais que tu voulais que je vive, ça fait toute la différence. Je veux dire, tu aurais pu me tuer à la fin, ça n'aurait pas changé ça. Je te l'aurais pardonné. »

Lukas s'interrompit une seconde, avant d'ajouter avec une douceur un peu désabusée.

« Si ça arrivait, je te le pardonnerais, Chester. Ne crois pas que je ne mesure pas les risques, mais je les prends parce que je trouve qu'ils en valent la peine. Quoiqu'il puisse se passer, je veux que tu saches que j'ai choisi de venir vers toi, et que je choisis de rester, en connaissance de cause. »
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Jeu 23 Avr - 19:38

Chester eut un véritable éclat de rire. Sincère, vibrant, profondément agréable. N’importe quel autre humain aurait tiqué à l’idée de vivre quelques temps chez un vampire. Lukas n’avait même pas relevé. Il s’était contenté de hocher la tête comme si à ses yeux aussi, se livrer à un buveur de sang dans l’état de faiblesse où il se trouvait était la chose la plus raisonnable à faire. En revanche la baignoire l’intéressa beaucoup ! Son visage s’anima brusquement et ses yeux s’agrandirent.

– Dans une vraie baignoire, oui, confirma le vampire en souriant toujours. L’accès à l’eau courante est la raison pour laquelle cet appartement me coûte le loyer d’un château, alors autant en profiter.

L’humain se leva avec enthousiasme… et retomba en chancelant dangereusement. Chester avait tendu le bras pour le rattraper mais le gamin n’était fort heureusement pas téméraire, quand il vit qu’il était toujours au bord de l’évanouissement, il se rassit sagement dans le canapé. Le vampire lui laissa le temps de retrouver son équilibre.

Il le complimenta sur son appartement d’une manière détendue qui semblait dire qu’il allait s’y plaire et qui toucha Chester, parce que c’était la première depuis très longtemps qu’il allait habiter avec quelqu’un. Et même si ce n’était que temporaire, ça lui procurait quand même une joie légère.

Puis il prit un ton de confidence et lui parla de lui en faisant attention de ne pas le regarder dans les yeux, ce qui permit au vampire de le dévorer du regard à sa guise.

Il lui expliqua en quoi il était différent, et d’une certaine façon, plus sensible. Il avait les yeux ouverts et il voyait sans aucun filtre les ténèbres sales de cette ville.

Puis il croisa son regard et Chester comprit qu’il était désarmé face à ce gamin, parce qu’il animait quelque chose de brûlant en lui. Ce n’était vraiment pas une bonne idée de le garder ici. Il savait comment les choses finissaient, il avait vécu ça des centaines de fois. Il le désirait tout entier. Il rêvait de son sang, mais aussi du goût de sa peau, de la chaleur de sa bouche, il rêvait de le faire sien tout entier, de le posséder sans relâche… Et ce genre de désirs s’achevait toujours dans le sang.

Mais il était déjà trop tard. Il ne pouvait déjà plus le repousser. Et il espérait sincèrement que cette fois, les choses ne tourneraient pas mal.

Si le cœur du vampire avait été capable de battre, il aurait sans doute tambouriné comme un fou en écoutant le garçon parler. Il lui disait qu’il n’avait pas peur, et qu’il savait qu’il ne lui voulait pas de mal. Il lui disait qu’il lui aurait pardonné de ne pas avoir réussi à s’arrêter de boire. Il lui dit qu’il lui pardonnerait si cela arrivait à l’avenir.

Chester ne put plus soutenir le regard de ce garçon si jeune qui disait si facilement toutes les choses qu’il avait toujours voulu entendre et il baissa les yeux sur son corps qui semblait l’appeler.

Puis le expira lentement et planta ses gemmes d’ambre liquide dans le regard intelligent du garçon. Il passa les bras autour de ses hanches et l’attira à lui, le serra dans son étreinte et quand il fut sûr de ne pas le lâcher, il se leva tout en tenant le jeune homme contre lui.

– Enroule tes jambes autour de ma taille, et si tu te sens mal, ferme les yeux, lui intima-t-il doucement.

Il le serra contre lui en plaçant une main sous ses fesses pour soutenir son poids, et aussi, il fallait bien le reconnaître, parce qu’il avait envie de le toucher. Puis il se pencha pour récupérer la bougie et emmena l’humain dans la salle de bain. Il le déposa en douceur sur le rebord de la baignoire pour lui éviter d’avoir à se tenir debout, et fit couler l’eau chaude.

– Je pense aussi que tu es quelqu’un de très particulier Lukas. Tu as des raisonnements justes et intuitifs, et tu as l’air étonnement facile à vivre malgré ton âge, et l’époque dans laquelle tu es né. Ça me fait plaisir que tu acceptes de rester, et ça me rassure de pouvoir veiller sur toi, ça me fait me sentir moins coupable.

Ça le faisait se sentir beaucoup d’autres choses aussi, mais son hôte n’avait pas besoin de savoir ce qu’il déclenchait en lui. Il n’avait pas envie de l’effrayer. C’était une sensation assez incroyable pourtant. Ce garçon qui avait bu son sang portait son odeur, comme s’il lui appartenait, il portait aussi la trace de ses crocs comme une proie qu’il aurait marquée. Et le chasseur en lui était apaisé pour la toute première fois de son existence.

La nervosité de la traque, l’excitation du but à atteindre, le début de folie quand il mord ses proies et la douleur affreuse de les découvrir mortes entre ses bras lorsqu’il revenait à lui… Lukas lui avait épargné tout ça. Il se livrait à lui sans vraiment de résistance, avec une confiance spontanée et touchante, il était merveilleusement attirant, il portait toutes les marques signifiant qu’il lui appartenait ; même s’il ne pouvoir pas le savoir…

– Je t’aide à te déshabiller, avertit le vampire en posant les mains sur les hanches de l’humain pour lui retirer son tee-shirt.

Il effleura la peau tiède de son ventre au passage.

– Tiens-toi à moi si tu as peur de tomber.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Jeu 23 Avr - 23:12

Chester avait un beau sourire, franc et lumineux comme son regard, il mettait Lukas à l'aise, ce qui l'avait sans doute aidé à se confier de cette façon. Mais en plongeant sans prévenir ses yeux dans les siens, le jeune homme cru remarquer autre chose, un désir profond prisonnier dans l'ambre. Il préférait cependant se montrer prudent, n'ayant jamais été très doué pour décrypter ce genre de choses. Mais quand même… Lukas en avait croisé, des regards, et ils ne ressemblaient pas au sien. L'information fit son chemin dans sa tête et un désir nouveau émergea, ce n'était plus son corps seulement qui désirait la bête, son esprit en demandait plus également.

Peut-être était-ce le pouvoir du vampire qui lui donnait cette impression ? Difficile de trier le vrai du faux sans savoir précisément ce qu'était ce pouvoir, mais Lukas en avait quand même compris les bases. Lorsque Chester le prit contre lui, il cala sa tête dans le creux de son cou et passa un bras dans son dos pour mieux s'enrouler autour de lui. Puis tout en se faisant soulever, il posa discrètement sa main libre sur sa bouche et se boucha le nez en fixant le sol. Voilà. De cette manière, le torse décidément irrésistible du vampire arrêtera de lui faire autant d'effet, il arrêtera de désirer que sa main glisse un tout petit peu plus loin entre ses fesses, et il arrêtera de trouver agréable le picotement de sa barbe sur le haut de son front. Tout ça sera fini, parce que n'était que de la manipulation, et il n'aura plus qu'à ignorer ces impressions à l'avenir. C'était tout simple.

Deux minutes plus tard, Lukas grimaçait en sentant la main de Chester le quitter pour un rebord de baignoire froid et dur. Il cessa très vite de se boucher le nez, et huma son odeur à nouveau, elle avait décidément quelque chose d'irrésistible, mais ça n'empêchait pas qu'il le désirait bel et bien. Il laissa Chester l'aider à enlever son tee-shirt, et une légère tension lui saisit le bas-ventre lorsqu’il sentit ses doigts l'effleurer. Même si c'était très certainement accidentel et qu'il n'y avait aucune raison de s'enflammer, bien sûr. Chester était un homme d'honneur après tout, il n'abuserait pas de la faiblesse et de la candeur de Lukas pour le tripoter discrètement, personne n'en doute.

Tout comme personne ne doutera que Lukas avait très, très peur de tomber du rebord de la baignoire, et qu'il s'accrocha donc au vampire en toute innocence. Le jeune homme se sentait quand même tout chose, et cette fois ce n'était pas le vertige. Il avait aussi du mal à se sortir de la tête le regard que Chester avait eu pour lui. Le vampire venait de le complimenter, sans doute était-il temps d'agir, avec sa puissante intelligence, son sens de l'observation hors du commun, ses capacités à trouver des idées brillantes et efficaces et sa modestie, il ne pouvait que réussir. La stratégie était simple, amener subtilement le sujet, observer la bête, et agir au mieux. Trop facile. L'air de rien, Lukas fit remarquer.

« T'es sacrément musclé n'empêche, ça doit faire des heureuses. »

Bon, tant pis pour la subtilité, ce n'était pas si important que ça, Le jeune homme se pencha pour défaire ses lacets et enlever ses chaussures, histoire de se claquer mentalement sans que ça se remarque. Tout n'était pas perdu, observer et agir, ça c'était simple, une étape après l'autre et tout ira pour le mieux. Lukas avait maintenant besoin de lever ses fesses de la baignoire, et c'est bien par nécessité qu'il enroula son bras autour des épaules du vampire. Puis il se redressa un peu et défie d'une main la boucle de sa ceinture. La légère tension augmenta d'un cran, et il s'interrompit, la main sur le bouton de son pantalon, en se disant que ça allait se voir.

Bon, bien sûr, il en était encore loin du stade vraiment embarrassant, il pouvait encore faire passer ça pour un coup de... fatigue ? Mais quand même, il s'inquiéta un peu et se maudit d'avoir encore assez d'énergie pour ce genre de choses. Est-ce que c'était si grave ? Chester ne dirait sans doute rien, il en avait vu d'autres à coup sûr, mais avec ce qu'il venait de lui sortir… S'il lui faisait une remarque là-dessus, Lukas ne saurait plus où se mettre, et s'il ne disait rien du tout ce serait pire encore. Après un petit moment de panique, le jeune homme fit la seule chose à peu près logique qui lui vint à l'esprit.

Il lui mordit l'oreille.

Tant pis pour l'observation, foutu pour foutu, autant y aller. Et puis, l'oreille, c'était encore rattrapable, il pourrait parler du Lacrimosa, de la fatigue, de la fourchette de viande qu'il avait laissée tomber sur le canapé sans l'avoir fini, ou juste dire qu'il plaisantait. Ça restait moins compromettant qu'un début d'érection ou un baiser. Parce qu'il avait voulu l'embrasser, ça l'avait pris d'un coup, comme le dernier réflexe d'une proie acculée. Il fallait croire que la morsure était son avant-dernier réflexe, mais cette fois Lukas y alla doucement, il lui mordilla le lobe de l'oreille, avant de le prendre dans sa bouche et le sucer doucement, puis il embrassa et grignota sa nuque, la naissance de son menton, le haut de son cou avec une frénésie un peu nerveuse.

Tant pis pour la suite, Lukas ne pouvait plus s'arrêter de toute façon, il avait envie de taquiner, sucer, embrasser, il avait envie de son torse, de ses mains, de sa bouche, jusqu'à l'épuisement. La main qui se tenait à lui vint se perdre dans ses cheveux, sans doute son avant-avant-dernier réflexe de proie acculée, et il soupira dans son cou alors que la tension grimpait de son ventre pour imploser dans son esprit. En même temps, il évitait de croiser le regard de Chester, il ne voulait pas revenir à la réalité, lire un refus dans ses yeux, comprendre qu'il s'était fait des illusions. Il préférait gagner quelques secondes en gardant résolument la tête plongée dans son cou, le dévorant de baiser comme si c'était la fin du monde.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Dim 26 Avr - 0:39

Cette fois encore, Lukas ne protesta pas, il se laissa déshabiller, et accepta même de se tenir à lui. Il avait la peau de plus en plus chaude et il semblait un peu troublé. Chester pouvait bien essayer de se convaincre qu’il avait les meilleurs intentions du monde, qu’il avait des choses à se faire pardonner, qu’il prenait soin de lui parce qu’il n’était qu’un gosse accro au Lacrimosa qui avait besoin d’aide… Mais son instinct de chasseur aurait ri de lui. Il adorait la faiblesse physique de sa proie. Il adorait que Lukas s’appuie à lui, ait l’air plus vulnérable, parce que c’était dans sa nature même de vouloir posséder et soumettre.

L’odeur du garçon emplit ses narines. Sa température corporelle augmentait, et son odeur se diffusait délicieusement autour d’eux. C’était exquis.

Le garçon lui lança une remarque amusante, un compliment chargé d’une question muette. Chester avait trop de siècles d’expériences en matière de rhétorique pour ne pas comprendre cette façon trop intéressée de l’interroger sur ses préférences sexuelles. Il n’était en revanche pas certain de l’usage que Lukas voulait faire de cette information. Etait-ce parce que l’humain craignait de se retrouver nu devant un vampire potentiellement excité par la chair mâle ? Ou au contraire espérait-il que Chester soit intéressé ?

Le chasseur devinait en général plutôt bien les pensées de ses interlocuteurs, mais pour une fois il n’était pas tout à fait certain. Lukas était à la fois assez direct et assez intelligent pour qu’il soit possible de lui prêter différentes intentions. C’était une traque bien plus subtile que ce à quoi il était habitué, mais il adorait déjà ça…

– Des heureuses ? répéta le vampire en souriant. Je ne sais pas, j’imagine que c’est une question de goûts…

Chester assura l’équilibre du garçon en posant une main sur son épaule tandis qu’il se penchait pour défaire ses chaussures. Maintenant que la soif s’était calmée, il était capable d’un contrôle bien plus grand, et il pouvait facilement faire semblant d’être parfaitement maître de lui-même. Pourtant il s’impatientait d’une façon délicieuse et il avait hâte de le voir nu. Il avait envie de toucher sa peau partout comme si c’était la sienne, de le mordre encore, même pas pour goûter son sang, juste pour l’entendre gémir et éprouver à nouveau la tension du corps chaud contre le sien…

Puis Lukas enroula un bras autour de ses épaules pour défaire de son autre main la boucle de sa ceinture. Chester passa un bras autour de la taille du garçon, juste au creux de ses reins, contre la peau délicieusement chaude. Autour d’eux, la vapeur d’eau qui s’élevait du bain plongeait progressivement la pièce dans une merveilleuse moiteur.

– Ça te satisferait, toi, d’être l’amant d’un homme musclé ? interrogea le vampire sur le ton de la conversation, amusé par la tournure que prenait la discussion.

Il n’eut pas la réponse. Il ne sut même pas si Lukas avait entendu sa question. Un instant le jeune homme était en train de se déshabiller, et l’instant d’après il lui mordait l’oreille. Le vampire se raidit des pieds à la tête et n’osa plus bouger. Il s’attendit presque à se faire agresser par l’humain mais c’étaient bien des caresses, des coups de langues, de petites morsures inoffensives et des baisers que lui donnait Lukas. Son éternel chapeau qu’il gardait même en intérieur tomba sur le sol de la salle de bain, et il ne pensa pas du tout à le ramasser.

Le chasseur raffermit sa prise sur la taille de sa proie, le serrant assez étroitement contre lui pour sentir son érection frotter contre sa cuisse. C’était extatique. Il sentit son propre membre se réveiller tout à fait, et un râle de contentement typiquement masculin lui échappa.

Chester ignorait si Lukas avait une sorte d’instinct de conservation surnaturel, mais il faisait exactement ce qu’il fallait pour rester en vie. Le vampire savait que tôt ou tard, s’il se retenait, il finirait par le vouloir tellement fort qu’il lui ferait du mal, comme c’était arrivé pour les autres. Mais au lieu de se mettre à l’abri, de le fuir, de se méfier de lui, l’humain s’offrait sans résistance. Il prenait même des initiatives, contentant d’une façon merveilleuse son instinct possessif ! Et Chester n’avait aucune envie de le blesser ou de l’effrayer, seulement de prendre ce que sa proie semblait vouloir lui donner.

Lukas déposa un chapelet de baisers contre sa gorge, avec un désir évident. Et le traqueur en fut à la fois surpris et attendri. Il n’avait pas soupçonné que le gamin hagard qu’il avait trouvé quelques heures plus tôt dans une ruelle déserte en pleine crise de manque puisse dévoiler un jeune homme aussi audacieux. Il avait perçu son désir, mais il lui semblait que Lukas luttait pour l’endiguer, et non qu’il était à deux doigts de se jeter sur lui. La bonne morale aurait d’ailleurs sans doute conseillé de repousser chastement le garçon et de s’assurer qu’il avait vraiment conscience de ce qu’il faisait… Mais Chester n’avait jamais prêté trop d’attention à la morale et il chercha à la place la bouche douce et chaude de sa proie qu’il prit le temps de goûter doucement, d’inspirer et de caresser du bout des lèvres… Puis il le pilla avec brusquerie et possessivité en le tenant toujours fermement rivé à lui. Il écarta de force ses lèvres et investit sa bouche sans cacher ni sont désir ni son plaisir. Il pressa son sexe dur contre la hanche de sa victime et goûta sur sa langue le goût délicieux du sang qu’il avait fait couler, en l’égratignant à la lèvre de la pointe d’une canine.

Il repoussa le pantalon de son invité qui tomba au sol dans un bruit mate et descendit les mains sur les fesses du garçon qu’il pétrit avec envie. Il se fit cependant violence pour se retenir d’aller plus loin, dégagea sa proie de ses derniers vêtements encore accrochés à lui comme des lambeaux, puis il le souleva rapidement et le déposa dans la baignoire. L’eau était suffisamment montée pour lui tenir chaud, et il fit attention à ne pas mouiller son pansement à l’épaule.

– Je crois qu’on va prendre ce bain ensemble, si tu n’y vois pas d’inconvénient, fit-il en se déshabillant rapidement à son tour, absolument pas certain que l’eau arrive à calmer ses ardeurs, au contraire…
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Lun 27 Avr - 1:25

Dire que Lukas était dans tous ses états serait un euphémisme, il était passé en peu de temps de la crainte à la panique, et maintenant que Chester le serrait contre lui, c'était l'excitation qui l'emportait. Son cœur manqua un battement lorsqu'il vint goûter ses lèvres, il se laissa faire, savourant la douce frustration qui le prit tandis qu'il rêvait déjà de jouer avec sa langue.

L'animalité et la possessivité du vampire le surprit un peu, c'était une chose de savoir que son acolyte était un prédateur, s'en était une autre de sentir la force avec laquelle il s'emparait de lui. Ce n'était pas comme si Lukas luttait contre tout ça, bien au contraire. Une partie de lui en fut même profondément excitée, il se voyait déjà offert, brutalement possédé, esclave des désirs et plaisirs du chasseur et jouissant de cet abandon. Mais au fond, il rêvait d'autre chose, parce que cette soumission lui rappelait immanquablement son frère, et la faiblesse dont il avait fais preuve à peine deux nuits plus tôt en se laissant prendre à ses jeux une fois de plus. De nouveau il eut l'impression que ses désirs lui échappaient un peu, malgré le plaisir certain qu'il prendrait à lâcher prise. Lukas avait toujours été comme ça avec ses amants, mais il ne savait plus si c'était par réelle envie ou par habitude.

Si son esprit était traversé d'émotions contraires, son corps s'exprimait sans équivoques. Son sexe se raidit un peu plus lorsque Lukas sentit celui de Chester contre lui et qu'il comprit pleinement l'effet qu'il faisait au vampire. Puis il frémit alors que le vampire lui arrachait presque ses vêtements. C'était sûr, il aimait ça, la façon sauvage dont Chester le désirait, le regard brûlant qu'il posait sur lui. Cela suffisait à faire s'embraser ses entrailles et tomber ses réticences, et quand il se retrouva nu Lukas fut certain que tout était déjà joué, qu'ils allaient finir sur le carrelage, en train de…

Lukas se retrouva soulevé comme une princesse et se rappela qu'il était venu ici pour prendre un bain. Avec le sang qu'il avait perdu, la chaleur de l'eau lui fit un bien fou et il se sentit tout de suite immensément reconnaissant envers Chester pour ses bons soins. Il accueillit sa réplique avec un sourire et rabattit ses jambes pour lui faire de la place.

« J'allais te le proposer. »

Les yeux du jeune homme parcoururent les courbes du vampire qui se dévoilait avec une discrétion très relative. S'il avait apprécié toucher plus ou moins accidentellement son torse, il fut comblé en le voyant. Chester n'était pas seulement beau, il dégageait quelque chose, une force tranquille et un petit côté sauvage, rassurant et dangereux à la fois. Et sexy aussi, le regard de Lukas suivi explicitement un chemin allant de sa poitrine à son sexe tendu, et il sentit quelque chose se contracter au fond de lui tandis qu'il l'observait. Il laissa ensuite Chester s'installer dans la baignoire sans le lâcher des yeux.

Malheureusement, comme il s'était carapaté dans un coin pour lui faire de la place, Chester se retrouva dans le coin opposé, et même si ses grandes jambes atteignaient sans peine le bas de ses fesses, ce n'était pas vraiment satisfaisant pour Lukas. Une hésitation le prit pourtant, et il mesura de nouveau son envie de s'offrir sans limite, et un désir plus complexe, qu'il ne savait pas vraiment comment exprimer. Après un petit moment d'observation, il se décida à approcher et vint doucement s'asseoir à cheval sur ses cuisses.

« Je suis fatigué, excuse-moi. »

Ce n'était pas un mensonge, mais ça n'en restait pas moins une excuse pour essayer de ne pas aller trop vite. D'une main, Lukas attrapa un savon posé sur une tablette près du rebord, il le passa d'abord sur la poitrine de Chester, avant de frotter sa peau de sa main libre, faisant jouer les muscles sous ses doigts avec délectation.

« Tu es vraiment magnifique. »

Cela semblait être sorti tout seul, comme si Lukas pensait à voix haute, en même temps qu'il regardait ses doigt courir sur la peau de Chester en un mouvement qui ressemblait plus à un massage qu'autre chose. Après avoir exploré son torse, non sans revenir plusieurs fois sur les abdominaux et la poitrine, on ne sait jamais, il aurait pu oublier un centimètre carré de peau quelque part, Lukas remonta jusqu'à ses épaules et sa nuque. Il les pressa entre ses doigts comme pour les dénouer après une séance de sport. Puis il ne put s'empêcher d'ajouter, avec un sourire de canaille.

« Surtout vu ton grand âge. »

Sans perdre son sourire, Lukas continua ensuite ses caresses sur les bras de Chester, savourant là-aussi la fermeté des muscles qui glissaient sous ses doigts. C'était fou quand même, il devait faire de la musculation tous les jours depuis mille ans pour en être arrivé là. En tout cas, pour lui qui suait sang et eau après une série d'abdos, c'était impressionnant. Un peu comme le contraste entre sa minceur légèrement excessive et cette musculature bien ciselée.

Quand il eut finit, Lukas se rapprocha du visage du vampire et posa ses bras sur les épaules pour bien l'encadrer. Se redressant un peu sur ses jambes, il se mit au-dessus de lui. Dans cette position de force, le vint le prendre par la nuque et picora ses lèvres. Si le vampire se montrait un peu trop entreprenant, ou tentait de lui voler un baiser, Lukas reculait en gardant son visage à une vingtaine de centimètres du sien, un sourire encore plus coquin illuminant son expression. Il joua ainsi avec lui jusqu'à ce que le désir soit trop fort et que sa langue vienne à son tour rechercher celle du chasseur, et après un long baiser, il glissa le savon dans ses mains.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mar 28 Avr - 11:23

Au contact de l’eau chaude, le visage du garçon reprit un peu des couleurs. Il était loin de la pâleur effrayante qu’avaient ses joues lorsque le vampire l’avait porté inconscient jusque chez lui, mais il avait encore l’air faible et Chester allait falloir être patient.

Il avait bien fait d’arrêter à temps, réalisa-t-il. Dans l’état de désir où le mettait Lukas, il n’aurait pas pu se contenter de lui faire l’amour doucement, il lui aurait infligé une saillie brutale et sauvage, et il n’était vraiment pas prêt pour ça…

Son instinct protecteur était d’ailleurs la seule chose qu’il appréciait dans sa malédiction de daeva. Il avait le désavantage de lui faire regretter amèrement le mal qu’il pouvait faire alors que d’autres vampires faisaient une victime toutes les nuits sans éprouver jamais le moindre scrupule, mais il lui permettait aussi de prendre soin de ses proies avec beaucoup d’attentions… Tant qu’il ne craquait pas bien sûr.

Le vampire acheva de se déshabiller sous le regard intéressé de l’humain et s’installa dans la baignoire. Le garçon qui avait replié ses jambes contre lui et le chasseur aurait voulu s’assoir dans son dos mais il préféra lui laisser un peu d’air pour réaliser ce qui venait de se passer et il s’assit en face de lui.

Lukas continuait de le regarder de ses yeux intelligents, et puis finalement, il s’excusa de ne pas être prêt à se donner en montant sur lui, ce qui était un paradoxe amusant dont le vampire se délecta en prenant en coupe les fesses de l’humain pour le rapprocher encore de lui tandis que l’humain le savonnait.

– Ne t’excuse pas Lukas, j’ai tout mon temps…

Et maintenant qu’il était un peu plus calme, il avait vraiment envie de prendre son temps avec ce gamin. Il venait de lui donner l’intimité dont il rêvait depuis longtemps : il était nu contre lui, les jambes écartées et merveilleusement confiant. Il était la proie parfaite. Il n’avait pas peur, il était réceptif et visiblement pas timide ni pudique. Et ça apaisait complètement le vampire. Ça ne l’empêchait pas d’être excité ni de bander fermement contre les cuisses chaudes du jeune homme, mais au lieu d’être tenaillé par un désir sanglant, dévorant, meurtrier, il éprouvait un ravissement et une tendresse grandissantes. Il se sentait avide et il savait qu’il serait exigeant quant Lukas serait prêt, mais il n’éprouvait aucune violence.

Chester regarda l’humain le savonner. Ses mains étaient douces et curieuses, elles l’exploraient lentement, sans qu’il cache son plaisir. Le chasseur songea que s’il n’était pas sûr des goûts que pouvaient avoir généralement les femmes en matière de corps mâles, il était en revanche certain que les corps musclés faisaient des heureux… Lukas avait de l’audace et une spontanéité qui semblait se moquer des risques. Il le complimenta et le vampire sourit en faisant remonter ses mains sur les reins de l’humain. Il avait un corps souple et sensible à la peau brûlante, superbe, terriblement désirable et fait pour être possédé pleinement parce que si sa peau semblait appeler les caresses, il avait aussi l’air parfaitement capable de supporter des traitements un peu durs. Par moments il se demandait comme il allait faire pour ne pas se jeter sur lui, le mordre et le vider de son sang tout en le violant, au cours des prochaines dix secondes… Et puis l’autre facette de son instinct exigeait comme si c’était une question de vie ou de mort que cet humain soit épargné et protégé. Et ça apaisait ses ardeurs.

Lukas prit un air malicieux et lui lança une pique parfaitement insolente qui fit rire le vampire et qui réchauffa l’ambre de son regard. Puis l’humain le caressa avec douceur, il fit glisser ses mains sur ses doigts, et les posa finalement sur ses épaules. Son regard perçant disait qu’il voulait jouer et Chester sut qu’il ne pourrait pas se lasser de ce regard, ni de ses lèvres qui vinrent taquiner les siennes. Lorsque le vampire se pencha pour lui répondre, le gamin recula avec un sourire insolent et Chester sourit, comprenant qu’il demande le contrôle. Il se carra alors un peu plus dans la baignoire et laissa sa proie venir à la lui, jouer à sa guise avec ses lèvres, tout en passant son impatience sur les fesses du garçon sur lesquelles il avait reposé ses mains et qu’il pétrit avec fermeté tout le temps que dura le jeu.

Puis Lukas craqua et sa langue vint à la rencontre de la sienne. Chester le happa et répondit cette fois à son baiser avec ardeur, en l’embrassant profondément. Il ferma les yeux de plaisir et fronça légèrement les sourcils en raffermissant sa prise sur les fesses de sa victime offerte, concentré pour ne pas le blesser de ses crocs alors qu’il lui offrait sa bouche avec autant d’abandon.

Il reçut ensuite le savon dans la main, signe que c’était à son tour de l’explorer et se redressa pour reprendre enfin le contrôle de leur échange. Lukas avait les joues légèrement rouges et son corps était chaud et détendu à l’exception de son sexe dressé entre eux.

– Et qui est le gamin qui trouve excitants les hommes d’un âge avancé ? se moqua gentiment Chester en effleurant légèrement le gland tendu de sa proie.

Puis il fit remonter ses doigts jusqu’à la nuque du gamin qu’il enserra délicatement, et de son autre main, il poussa doucement sur son torse pour qu’il se penche en arrière et vienne reposer sur son bras. Son corps était mince et beaucoup plus fragile que le sien, plus sensible aussi. Le vampire massa d’abord son ventre, frotta les abdos fins sous la peau douce et délia lentement les muscles encore crispés par les évènements de la veille. C’était la chose la plus apaisante du monde, de tenir l’objet de sa convoitise la plus viscérale abandonnée dans ses bras et de pouvoir prendre soin d’elle, de savoir que quand il voudrait aller plus loin, Lukas ne lui résisterait pas.

Le chasseur chercha patiemment les zones les plus sensibles du corps du garçon. Il frotta lentement ses flancs et redessina la ceinture de nerfs qui partait de l’aisselle et contournait les pectoraux, il passa le savon sur ses mamelons puis le laissa tomber dans l’eau et les pinça entre le pouce et l’index pour les faire rouler entre ses doigts et les sentir durcir. Il reprit le savon et massa ensuite ses épaules, ses bras, et son dos, pour faire retomber la pression et laisser l’érotisme redevenir de la tendresse. Puis il relâcha la nuque de Lukas et le laissa retrouver son équilibre avant de glisser un bras entre leurs cuisses et de le soulever assez pour que ses fesses sortent de l’eau. Il fit mousser le savon entre ses doigts, l’abandonna à nouveau dans la baignoire et posa sa main libre sur les fesses offertes. Les lobes de chair étaient fermes, galbés et légèrement rebondis, c’était un délice. Ses doigts s’insinuèrent entre elles et il trouva l’anneau de muscles étroits.

– Je ne vais rien te faire maintenant, l’avertit-il d’une voix basse et grave avant de commencer des attouchements délicats.

Il redessina l’entrée de chair étroite qui réagit à son contact, les muscles se relâchèrent doucement, presque par réflexe. Comme il le soupçonnait, il avait déjà été pris ici. Et ça n’avait rien d’étonnant, un si beau garçon devait forcément plaire, et son corps était fait pour être soumis et possédé. Le vampire retraça le sillon pour le savonner entièrement et libéra sa victime.

Il ne le libéra pas longtemps cependant. Il le souleva par les hanches, le retourna et le fit s’allonger sur lui, dos contre son torse. Le sexe dur du vampire vint se loger paresseusement contre les fesses du garçon mais il ne fit pas le moindre mouvement dans cette direction. Il retrouva la savonnette qui dérivait à la surface du bain et savonna ses cuisses, ses mollets et ses pieds en lui faisant plier le genou et le ramener près de son torse, éprouvant au passage sa souplesse. Il s’attarda un peu plus longtemps sur la zone sensible à l’intérieur des cuisses.

Puis il abandonna une dernière fois la savonnette, sur le rebord de la baignoire cette fois, et prit enfin en main le membre de sa proie. Il était chaud, dressé, il palpitait de sang et de plaisir…

– Tu as un corps parfait Lukas, murmura-t-il contre son oreille en affermissant sa prise sur son mât de chair.

Et avec un sourire un peu effrayant que l’humain ne pouvait pas voir il ajouta :

– Je vais peut-être te séquestrer plus longtemps que prévu…

Puis il ajusta leur position, vint presser le bout de son sexe contre l’anneau de muscles sensibles et accentua ses caresses sur la hampe du garçon, voyageant sur toute la longue, taquinant le méat, frottant le gland avec insistance pour en éprouver la sensibilité... Il ne bougea plus son corps, le laissant seulement s’habituer à être intime avec lui, et s’attacha à emmener l’humain sur la route d’un orgasme libérateur, espérant qu’il serait ensuite assez épuisé et soulagé pour s’endormir en toute confiance contre lui.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mar 28 Avr - 18:13

Les légers doutes qui s’étaient insinués dans l’esprit de Lukas l’avaient retenu de pousser son exploration trop avant. Ce n’était pas que le sexe raidit pressé contre sa cuisse n’était pas terriblement excitant, mais il craignait d’aviver une flamme qu’il ne pourrait maîtriser. Les hommes qui lui avaient promis de prendre leur temps, et semblaient oublier leurs paroles juste après les avoir prononcées, il en avait connu quelques-uns. À sa manière, Lukas observait la bête, cherchant dans ses gestes ce que des mots trop faciles à dire pouvaient dissimuler. Mais contrairement à bien d’autres, Chester ne s’y fit pas prendre malgré les regards sans détour qu’il posait sur lui. Il accueillit ses caresses avec une placidité qui aurait pu frôler l’indifférence s’il ne lui montrait pas si clairement son désir par ses caresses intéressées et son excitation évidente.

C’était un jeu muet qui s’était lancé entre eux, et Lukas se vit perdre la partie plus rapidement qu’il ne l’aurait cru. Alors que leur baiser passionné brûlait encore sur ses lèvres, que les mains fermes du vampire avaient tracés sur ses fesses des sillons incandescents, et qu’un simple effleurement de son sexe suffit à le faire se cambrer en arrière et pousser un soupir pendant que son bas-ventre bouillonnait d’envie, Chester avait encore largement la maîtrise de la situation. Il le poussa en arrière en le reprenant sur le pique qu’il lui avait lancé, Lukas sourit.

“Y'a pas de mal à valoriser l’expérience…”

Et le vampire ne tarda pas à faire la preuve de cette fameuse expérience, Lukas se laissa de plus en plus aller contre son bras, et fermant parfois les yeux pour mieux savourer ses caresses. Il frémit et soupira de plus belle quand il taquina le pourtour de sa poitrine et ses tétons, avant de se relâcher de nouveau sous ses massages.

Le jeune homme ignorait si ses réactions étaient excessives ou normales, autant il avait appris les bonnes manières d’agir en observant les autres pour la plupart des situations, autant il n’avait aucunes pistes à ce sujet pour les moments d’intimités. Il se contentait de faire les choses telles qu’elles venaient, écartant les cuisses autant que le lui permettait la baignoire pour laisser passer la main de Chester, sans craindre de paraître provocateur. Soupirant d’envie en sentant son intimité appeler les doigts du vampire sans craindre d’avoir l'air offert. Plaquant son dos contre son torse en se moquant de montrer si clairement son attraction purement physique pour cette musculature bien dessinée, et bougeant ses hanches contre sa verge dressée en un mouvement qui trahissait son impatience sans ambiguïté. Il faisait tout ça parce qu’il était impatient, intéressé, brûlant des plaisirs présents et à venir, et qu’il ne ressentait ni le besoin de s’en cacher, ni d’en dire plus qu’il n’en fallait.

Après avoir fini de le laver avec un tel soin que Lukas ne devait jamais avoir été aussi propre de toute sa vie, Chester s’empara de son sexe, et il se mordilla la lèvre avec délectation en pressant un peu plus ses fesses contre le bas-ventre du vampire. Le léger goût métallique qu’il sentit sur sa langue et les paroles de Chester ne suffirent pas à l’inquiéter, Lukas sourit même largement.

“Vu ta manière de traiter les prisonniers, je serais pas contre un peu de rab. Et, hum... ça ?”

Lukas descendit une main impertinente entre ses hanches et glissa ses doigts autour du sexe du vampire. Après l’avoir parcouru sur toute la longueur, il fit jouer ses bourses entre ses doigts, puis il le reprit avec douceur, le maintenant contre son entrée qui palpitait contre le membre comme pour l’embrasser.

“C’est une nouvelle forme de torture ou tu espères que vais te supplier de me prendre ? Parce que ça n’arrivera pas, cow-boy, je suis pas comme ça.”

Après cette petite provocation supplémentaire, Lukas appuya un peu plus fermement le sexe du vampire contre son anneau de chair. Il y eut une légère résistance, puis ses muscles se relâchèrent et il happa son gland entier en un seul mouvement. Lukas laissa échapper un court gémissement et il se décolla de Chester en s’agrippant aux bords de la baignoire pour tenir la position. Ça aussi, c’était nouveau, non seulement il avait pris l’initiative, que le vampire semblait lui laisser bien volontiers, mais en plus avec son acolyte coincé sous lui dans la baignoire, il était le mieux placé pour jouer la suite.

Il imprima un va-et-vient de plus en plus profond sur la hampe de Chester, puis eut un instant de ralentissement, avant que quelque chose d’autre ne cède au fond de lui et qu’il avale les centimètres restant en poussant un profond râle de plaisir. Cette pénétration était moins profonde que celles que Lukas avait connu, mais son plaisir fut loin d’en pâtir. Les yeux levés vers le plafond, il sentit son sexe frémit sous les doigts du vampire, au rythme des contractions de ses muscles sur son membre. Tout était extase, la façon dont son intimité la plus secrète enflait de plaisir sous ses propres aller-et-venues, l’eau chaude qui l’éclaboussait par moment, le regard du vampire qui lui piquait la nuque, et cette odeur. L’odeur entêtante de la bête qui l’emplissait aussi sûrement que son sexe.

Le pauvre garçon avait cependant omis qu’il n’était plus vraiment en état pour ce genre d’exercice, il ne lui fallut pas longtemps pour que ses bras et ses jambes se mettent à trembler et tirer sous l’effort. Il tenta bien autre chose, en prenant appui sur les hanches de Chester pour tenter un mouvement différent, moins profond mais plus rapide, et qui lui arracha sans peine quelques cris. Mais la fatigue le rattrapa vite et il finit assis sur la virilité du vampire, tremblant et à bout de souffle.

“Bon, d’accord…”

Lukas se releva, non sans frémir encore tandis qu’il retirait le sexe toujours très raide de son intimité. Il se retourna ensuite pour s’asseoir sur les genoux de Chester en entourant de nouveau ses épaules de ses bras, la fatigue et le plaisir se lisant sur son visage en feu. D’une main distraite, il joua avec les mèches rouges de ses cheveux, qui s’étaient collées à sa nuque à cause de sa sueur et l’humidité ambiante. Puis, avec une mine faussement boudeuse, mais où pointait un amusement certain, il se rendit.

“On va dire que je te laisse gagner pour cette fois, parce que je suis gentil, et fatigué.”

Sa main lâcha ses cheveux pour venir caresser la barbe de Chester, et descendre le long de son cou. Il lui souffla.

“Prends-moi, s'il-te-plaît. Je te veux… plus vite…”

Il se pencha sur lui, embrassa le coin de ses lèvres, puis son cou et sa poitrine. Il lui pinça un téton et joua un peu avec.

“… plus fort… Je veux te sentir en moi jusqu'à n'en plus pouvoir, et continuer encore.”

Puis il se redressa de plus belle, et après avoir observé le visage de son amant un instant, il reprit son expression faussement contrariée et lui jeta un peu d’eau à la figure.

“Désolé, je pensais ce que j’ai dis mais t’avais l’air un peu trop content de l'entendre. J’ai super envie de toi, Chest', mais j’ai ma petite fierté aussi… Non, mais.”

Comme pour se faire pardonner, Lukas vint l’embrasser de nouveau, et presser l'entrée déjà ouverte de son intimité sur son sexe en promenant ses mains sur lui. De toute évidence, la complicité et le jeu faisaient aussi partie du plaisir chez le jeune homme, et même s'il était épuisé, Chester n'y échappait pas.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mer 29 Avr - 0:57

Chester ne prit même plus la peine d’être surpris quand le gamin accepta d’être « séquestré » plus longtemps, et donc de rester avec lui. Après tout, il avait été étonnant à chaque minute depuis qu’il l’avait rencontré quelques heures plus tôt, et surtout lorsqu’il s’était laissé allé en soupirant de bien-être avec un plaisir évident et totalement sincère.

La plupart des gens qui acceptaient de se soumettre comme Lukas le faisait étaient des gens à la personnalité très éteinte, doux, dociles, grégaires… Mais ce petit homme faisait des étincelles, il était fort intérieurement, audacieux, intelligent, insolent. Il était libre et il y avait en lui quelque chose d’indomptable, et pourtant, il s’abandonnait sans aucune résistance. Et plus encore, il venait de lui dire en substance et sur le ton de la plaisanterie, qu’il aimait être avec lui, et qu’il aimait être traité de cette façon.

C’était un peu ésotérique quand on avait vécu seul aussi longtemps que Chester l’avait fait.

Le vampire s’attendit à ce que l’humain accepte avec reconnaissance le plaisir qu’il lui donnait et contre lequel il ne réclamait aucune contrepartie. Il se serait contenté de le faire jouir dans sa main et de le laisser dormir jusqu’à ce qu’il récupère assez pour supporter plus. Mais il semblait qu’il ne devait plus compter le nombre de fois où il devait être surpris pas le garçon.

Il rit à la provocation et caressa lentement la nuque pâle.

– Si j’avais voulu te torturer de plaisir jusqu’à ce que tu supplies, fais-moi confiance, tu serais en train supplier ! J’avais l’intention de t’épargner jusqu’à ce que tu sois remis, mais si tu as une autre idée en tête…

Et apparemment, il avait une autre idée en tête. Chester ferma les yeux de plaisir et pressa cette fois les lèvres sur la nuque de sa proie, quand il le sentit s’ajuster au-dessus de lui et amorcer une descente. Le vampire laissa sa main sur le sexe du jeune homme mais il ne bougea plus les doigts, pour qu’il puisse se concentrer sur ce qu’il faisait, et un peu par sadisme aussi, parce qu’il voulait que Lukas se souvienne de la première fois qu’il avait été en lui. Il voulait qu’il n’ait que ça en tête à cet instant : le tiraillement, la première douleur, la sensation d’écartèlement, le plaisir de la friction des chairs…

L’anneau de muscles se resserra tout d’abord, puis, comme par habitude, il céda et Chester se sentit s’enfoncer dans le fourreau étroit et brûlant. Ce gosse était magique ! Il n’eut pas la moindre hésitation et il le prit en entier, s’empalant tout à fait. Le vampire sortit la pointe de sa langue et la fit remonter le long de la nuque de sa victime pour goûter à nouveau sa peau, et jouer avec sa concentration.

Il le laissa s’empaler sur son sexe, contrôler l’intensité et la profondeur, apprivoiser le plaisir et s’offrir à lui à son rythme, comme il le lui avait promis. Chester aimait tout contrôler, surtout ce qu’il désirait posséder. Mais le temps lui avait appris la patience et que parfois, il faut savoir se laisser surprendre par les imprévus, surtout quand ils avaient d’aussi jolis yeux, et cul si délicieusement serré.

Chester sourit en sentant faiblir sa proie qui n’avait pas l’énergie pour aller jusqu’au bout. Sa reddition fut sans amertume, et avec cette même sincérité qui le caractérisait, il reconnut qu’il avait besoin de son aide, et il lui demanda de le prendre fort.

– Mh… ça me semble être une bonne idée, reconnut Chester avec amusement.

Il souleva l’humain sans mal, le fit se tourner vers lui et se rassoir à cheval sur ses cuisses, et il guida à nouveau son sexe au fond de lui. Son expression de contentement lui valut un soufflet d’eau, des excuses, une moquerie taquine et un baiser auquel il répondit en mordillant la lèvre de l’humain. Il laissa une de ses mains errer en bas de son dos, trouva un point sensible et chatouilleux et exerça une caresse précise et sournoise qui le fit se cambrer sous la chatouille. Puis il le soutint d’un bras sous ses hanches, se pencha en avant pour mordre un téton rose et releva les yeux vers sa proie avec un regard amusé.

– La fierté et le sexe ne sont pas des choses très compatibles, l’avertit-il avec un sourire en coin tout en le serrant à nouveau contre lui pour le soulever tout en se mettant debout. Je vais te prendre durement et fort, dans une position humiliante que tu aimeras. Alors je te conseille de retirer ta fierté maintenant avant de la froisser, et de la remettre une fois qu’on aura terminé.

Il adressa un clin d’œil complice au jeune homme et le garda tout contre lui, empalé sur lui, alors qu’il sortait de la douche et l’enroulait dans une serviette propre et sèche.

– On va faire ça dans un endroit où j’aurais plus d’ampleur pour m’occuper de tes fesses, l’avertit-il en le frictionnant pour le sécher tout en le conduisant dans sa chambre.

Le transporter ainsi augmenta les frictions de son sexe au fond de l’humain et Chester avait le souffle court et le sexe douloureusement rigide et impatient quand ils arrivèrent sur son lit.

Il déposa son fardeau dans la serviette humide, conscient que dans la chambre sombre, l’humain qui ne pourrait pas y voir allait devoir se concentrer plus intensément sur ce qu’il ressentait. Il se retira de lui en douceur et avec des gestes fermes et directifs, il le fit se retourner sur le ventre, se mettre à quatre pattes puis lui offrir sa croupe en penchant le buste et en posant la tête sur un oreiller.

– Parfait, déclara-t-il en contemplant le jeune homme magnifique. A partir de maintenant je t’interdis de bouger. Si tu me désobéis je te mords.

Et ce n’était pas des menaces en l’air. Après tout il pouvait très bien le mordre sans boire son sang, et le marquer sans l’affaiblir.

Pour compenser la dureté de cette menace, d’une main, il caressa son dos avec douceur et de l’autre, il glissa à nouveau ses doigts dans l’anus étroit qui l’avait happé plus tôt. C’était une sensation assez merveilleuse de pouvoir disposer entièrement du corps d’un autre. L’anneau de muscles était déjà joliment dilaté et il l’explora sans réserve, comme un territoire conquis, trouva la prostate qu’il stimula d’attouchements précises et élargit encore le jeune homme en effectuant des mouvements de ciseaux implacables sur ses chairs palpitantes.

Lorsqu’il fut certain qu’il était prêt à recevoir les assauts brutaux de ses coups de reins, il retira ses doigts, écarta ses fesses et ajusta son gland contre la peau douce et encore assez glissante de savon pour que la pénétration se fasse sans heurts. Il poussa d’un seul long mouvement impitoyable et remplit le gamin jusqu’au fond. Sa queue disparut entièrement en s’enfonçant dans la chair tendre et ses couilles battirent contre ses fesses. Son corps était fragile sous le sien, il aurait pu le briser si facilement…

Il le laboura alors de longs coups cruellement précis, il fouilla son corps, trouva le point sensible qui le faisait crier et se contracter de plaisir et le poignarda encore et encore, fermement et agrippant ses fesses. Et c’était merveilleusement bon parce qu’il était en train de l’imprégner plus encore de son odeur, de couler son corps dans le corps chaud et vivant, il était en train de se l’approprier comme il n’avait jamais possédé personne.

Il glissa une main sous le ventre du jeune homme, empoigna son sexe et le caressa au rythme fou de ses assauts, traquant en lui le plaisir pour le conduire jusqu’à la délivrance.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Mer 29 Avr - 19:26

Il faut avouer, si Chester s'attendait à tomber sur un uke de manga doux et soumis, il devait être très, très déçu à l'heure qu'il est. Ce n'est pas parce qu'on a un jeune homme retenu dans un appartement par un mâle mature et viril qu'il faut se croire dans No Money. Et confondre Lukas avec un petit blondinet aux grands yeux humides serait une grave erreur tactique. On vous aura prévenu.

Faisant fi des préceptes yaoistes les plus élémentaires, le jeune homme se dressait fièrement, savourant les ondes de plaisir qui irradiaient entre ses hanches au rythme des contractions involontaires de ses muscles sur le membre immobile qui le possédait. Il sourit au clin d’œil de Chester, alors qu'une tension impatiente lui avait saisie les entrailles en entendant ses paroles. Le vampire allait lui offrir exactement ce dont il avait toujours rêvé, des ébats bruts et intenses dans les bras d'un homme qui lui avait déjà prouvé plusieurs fois qu'il pouvait être doux et attentionné à son égard.

Lukas fut un peu surprit de la manière avec laquelle le vampire l'emmena jusqu’à la chambre. Il avait remarqué depuis longtemps combien la force de Chester dépassait celle d'un humain lambda, mais il n'avait pas pensé à toutes les petites choses intéressantes qu'elle lui permettait de faire. Enroulé dans la serviette, le jeune homme sentait la frustration monter un peu plus à chaque pas, et grognait légèrement quand un mouvement trop faible excitait ses parois intimes sans le satisfaire. Il fut déposé sur un lit, et ses yeux papillonnèrent quelques instants dans l'obscurité d'encre de la pièce. De toute évidence, le temps des bavardages étaient passé, Lukas laissa les mains fortes du vampire le mettre dans la position qu'il désirait, et lui signala qu'il accédait à ses exigences d'un hochement de tête contre l'oreiller et un gémissement d'impatience.

Il se cambra un peu plus sous les caresses, s'offrant d'autant mieux aux doigts qui vinrent l'explorer. Sa prostate déjà enflée de plaisirs réagit vivement aux attouchements précis du vampire, et Lukas se sentit décoller. Sa tête plongea dans le coussin, étouffant un gémissement plus aigu que ceux auxquels il était lui-même habitué, et il sentit ses jambes se remettre à trembler alors que l'intérieur de son ventre prenait feu pour de bon. Finalement, tenir la position allait peut-être être plus compliqué que prévu, heureusement que le vampire n'insista pas et se mit à étirer délicieusement son intimité, avant de presser sa verge contre elle et de le prendre entièrement.

Lukas avait redressé la tête, il cria et s'aggripa aux draps en sentant les zones les plus profondes de son intimité, qu'il n'avait pas pu atteindre seul, s'écarter et palpiter sous les puissants coups de butoir de son amant. Il n'y avait plus guère que l'oreiller entre ses bras et les mains fermement posées sur ses hanches pour lui rappeler l'existence de la réalité. Perdu dans le noir, tout ce qui lui restait était l'odeur de leurs deux corps mêlée, les sensations intenses qui se propageaient de ses entrailles dilatées et bouillantes pour incendier tout son corps, et les cris qu'il s'entendait pousser sans pouvoir les retenir.

Là encore, Chester fit la preuve de ses capacités athlétiques, ils n'étaient pas nombreux ceux qui pouvaient tenir un rythme aussi soutenu très longtemps. Lukas se mordit la lèvre pour retenir un peu ses gémissements, et força sur ses jambes juste pour les maintenir en place. Non pour rattraper sa fierté au vol, mais parce qu'endiguer un peu de ce plaisir était le meilleur moyen de le rendre encore plus intense. Contre son ventre, il sentit sa verge se tendre et relâcher doucement un filet de semence qui tomba sur les draps, avant que Chester ne la prenne en main. Les caresses vives et rythmées qu'il lui prodigua aussitôt firent céder sa maigre retenue comme un barrage. L'extase submergea son esprit et ses cris redoublèrent, alors qu'il sentait ses jambes céder sous son poids et les mouvements brutaux du vampire. Il dut se faire violence pour ne pas se ratatiner davantage, et tenta de relever les fesses pour retrouver plus ou moins sa position initiale. Ce geste permit à Chester de lui asséner un puissant coup de reins dans une zone plus profonde encore, et une décharge électrique lui remonta le dos.

Ce fut le coup de grâce, les abdominaux du jeune homme se contractèrent, et de longs jets de sperme éclaboussèrent son ventre. Il continua de trembler violemment en se laissant tomber en avant dans les coussins. Chester pouvait bien le mordre autant qu'il le voulait, le jeune homme n'avait plus aucune force de toute façon. Allongé dans le noir, le cœur battant et la respiration affolée, Lukas peinait à revenir sur Terre. Jamais il n'avait connu d'orgasme aussi intense. Le charme et la force de Chester y jouait beaucoup, le fait qu'il l'ait désiré, attendu, choisi de plein gré ne gâchait rien. Définitivement épuisé, il releva les yeux vers les deux loupiotes d'ambres qu'il devinait plus qu'il ne voyait dans l'obscurité, et chercha à tâtons l'un des bras qui l'avait si fermement tenu l'instant d'avant. Réussissant finalement à lui attraper le poignet, il tira doucement pour l'attirer à lui, son corps encore ponctuellement agité de spasmes se blottit contre celui du vampire. Il lui souffla.

« Tu es fabuleux... »

Puis, sa voix se perdant dans la brume où son esprit s'était déjà envolé, il murmura presque pour lui-même.

« … surnaturel… »

Avant de laisser sa tête retomber mollement contre l'épaule de Chester, ses yeux se fermant tout seul et sa respiration prenant rapidement le rythme de celui d'un dormeur. Incapable qu'il était de résister à la fatigue qui s'abattait sur lui à mesure que la tension sexuelle l'abandonnait.
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MessageSujet: Re: Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]
Sam 2 Mai - 14:39

Lukas jouit sous lui en s’effondrant sur le lit et l’étau étroit et brûlant de son bas-ventre se contracta violemment. Le vampire se sentait serré comme jamais, prisonnier des chairs douces, et il laissa l’orgasme le faucher.

Il ne se souvenait pas que ça ait jamais été aussi bon. Il avait eu l’occasion d’expérimenter le plaisir avec bien des partenaires pourtant…

Il se répandit au creux de l’humain en longs jets de plaisir fiévreux, l’emplissant complètement de lui. Il laissa échapper un dernier râle rauque, caressa la peau volcanique de son dos sur lequel il avait fait attention de ne pas faire peser son poids et flatta doucement la croupe de son amant en se retirant de lui.

Lukas se tourna vers lui, il avait les joues rouges, les lèvres pleines, les pupilles dilatées et le sang battait à un rythme fou dans tout son corps. S’il n’avait pas deviné une telle fatigue dans les membres fébrile du jeune homme, il aurait recommencé à le prendre, encore et encore, jusqu’à la fin de la longue nuit…

Mais ils avaient déjà fait plus que ce que l’humain aurait dû dans son état de fatigue, et il était grand temps qu’il récupère. C’était d’ailleurs aussi ce qu’il semblait penser parce qu’il tâtonna jusqu’à attraper son poignet. Chester se laissa attirer contre le garçon et l’enveloppa dans ses bras. Leurs corps étaient presque à la même température. Le corps du vampire, encore chaud du sang de sa proie, s’était en plus réchauffée au contact de sa peau.

Chester inspira profondément. Lukas était tellement imprégné de son odeur qu’il semblait en avoir une nouvelle, faite de leurs deux fragrances de peau. Et c’était un plaisir immense de le respirer, ça apaisait son instinct de prédateur.

Il murmura des mots tendres d’une voix encore essoufflée et embrumée de fatigue. Le vampire sourit doucement.

– Entre nous, je crois que tu es la personne la plus surnaturelle dans cette pièce… Et l’amant le plus délicieux que j’ai connu. Ce que tu viens de me donner, aucun humain ne me l’avait donné avec un tel abandon. Tu es unique Lukas.

Et il ne parlait pas seulement de leur étreinte. Il lui avait aussi donné son sang, il l’avait laissé le toucher, lui parler, et il était en train de s’endormir contre lui avec une confiance tapissée de volupté. C’était la première fois qu’il rencontrait un humain comme lui.

– Mais il me semble que je te dois encore une morsure, s’amusa le vampire.

Ce n’était pas très fairplay, après tout Lukas n’avait bougé qu’à la fin, et seulement parce qu’il n’avait plus la force de se soutenir. Mais ça lui donnait une bonne excuse pour goûter encore sa peau, et surtout pour le marquer à un endroit visible cette fois. Parce qu’il était sa propriété à présent, il l’avait lié à lui et tout le corps de l’humain disait déjà qu’il lui appartenait.

Il resserra ses bras autour du garçon, l’emprisonnant tout contre son corps, dans leur chaleur, le coinçant contre lui pour qu’il ne puisse plus bouger, se repaissant du contact de son corps frêle et sensible. Puis il chercha sa gorge des lèvres, glissa son visage dans le cou de sa proie, et effleura la peau sous laquelle battait un pouls léger et rapide.

Il inspira encore une fois son odeur, se gorgeant de plaisir  et appliqua délicatement ses canines sur la peau fragile de son amant. Il était entièrement repu, et n’avait pas le moindre risque d’avoir un geste malheureux. Il se contenta d’ailleurs de jouer avec sa proie. Il le mordit tout doucement, pour qu’il reste détendu contre lui et ne soit pas réveillé en sursaut alors qu’il glissait dans le sommeil. Il augmenta la pression de ses dents très progressivement, lentement, en prenant tout son temps. Il relâcha la pression juste avant que la peau cède.

Il n’avait pas besoin d’atteindre le sang, juste d’apposer sa marque pour qu’elle puisse être visible par tous, et même par Lukas dans un miroir. La morsure laisserait des petites marques de bleu à l’emplacement de ses canines qui seraient assez éloquentes et qui suffisaient à satisfaire la possessivité du vampire. Il s’endormit sans relâcher le garçon.
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Lâcher la proie pour l’ombre [PV Lukas] [Yaoi, /!\-18]

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