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Lacrimosa

Forum futuriste de vampires, humains, goules, metamorphes et humains à dons axé autour d'une guerre inter-race et d'un fléau qu'est le Lacrimosa au sein de la ville de Pandémonium.
 


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 Adoption par culpabilisation ~ {Chris !}

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MessageSujet: Adoption par culpabilisation ~ {Chris !}
Mer 15 Avr - 10:16

Putain. T'es plus si jeune, apparemment. T'as moins la force de dormir dans la rue comme tu faisais avant. T'as tremblé toute la nuit, t'as eu peur qu'on te bouffe, qu'on te viole, qu'on te tue, qu'on te kidnappe et t'as à peine fermé l'oeil. Ca t'apprendra. Bien sûr que t'as honte d'être partie comme ça de chez Caleb, mais maintenant c'est fait et tu dois te trouver un logement. Un boulot serait bien aussi mais ça t'étonnerait que Chris puisse t'en procurer un. Après tout, le petit est auto-entrepreneur, ou une merde du genre et travaille à son compte. Juste là. Tu es toute recroquevillée sous le porche de sa boutique, dans l'Usine qui t'a servi de refuge pour cette longue nuit. Tes muscles te font mal partout, et un putain de mal de tête se rajoute à ça. Bien c'la joie, quoi. Tu regardes ton accoutrement. Tu vas faire bonne impression tiens, pour te faire loger ... Tes collants que tu as enfilés trop vite sont troués, ta robe noire est blanchi par les taches de poussière, toute froissée. Ton sac semble se fracasser entre tes mains. Dedans ? Une partie de tes affaires que tu tiens sur le dos, de quoi vivre avec tes petites économies le temps de prendre une décision sur l'avenir de ton boulot. Continuer à te prostituer ? Essayer de faire quelque chose de plus rentable et moins violent ? Moins dégoutant surtout. Mais quoi dans ce cas ? Tu n'as pas de bagages scolaires avec toi, tu n'es pas douée en dessin comme certains, ni en musique.. Non. Tu es douée avec ton corps. Et puis c'tout.

Tu pousses un soupir et tu t'étires doucement, te cambrant en arrière pour faire craquer ton dos alors que tu époussètes la jupe de ta robe. Dans un bâillement, tu arrêtes un des premiers passant pour lui demander l'heure. Il est tôt. C'est le bruit qui t'a réveillé, les commerçants commencent à ouvrir leurs boutiques, le métal se lève pour découvrir les devantures colorées et attirantes. Tu t'assois sur les marches qui mènent à l'entrée de Tatoo'Ine et fixe tranquillement les jeunes gens passer, s'activer, ouvrir, laver les vitres. Il y a de l'activité, c'est agréable. Ta langue claque contre ton palet alors qu'un sourire se dessine sur tes lèvres. Il est chou celui en face. Ca doit faire un an que t'as plus vu Chris. T'étais venu te faire tatouer chez lui, à demi prix, au moins. T'avais déjà fait joué qu'il avait pourri ta vie. Dans un jeu de regard sensuel, tu fais sonner la chainette à ta cheville en te relevant pour aller parler au commerçant d'en face. C'est plus fort que toi, c'est presque un instinct ! Un client ne se refuse pas. L'affaire se finira derrière le bureau du jeune homme, expédié en une heure toute au plus, le temps des présentations, du prix, et de passer à l'acte. Il était pas mal, fallait dire. Quand tu ressors haletant encore un peu, tu lui jettes un léger baiser et enfonce les quelques billets dans la poche de ta robe avec un petit soupir de satisfaction.

Non tu peux pas changer de métier. Te recoiffant plus ou moins, le visage un peu rouge, tu t'aperçois que Chris est arrivé. Ah bah bravo, tu l'as raté. T'avais préparé une super scène dramatique de retrouvailles pour le faire craquer tout de suite, toi pauvre clocharde devant son atelier. Du coup, va falloir changer d'idée. Avec une moue, tu pousses la porte de l'atelier. C'est plus petit que chez le client d'en face. T'avais oublié combien c'était exigu ! La sonnette annonce ton entrée mais avant qu'il ai le temps de se retourner, c'est ta voix rauque, assez reconnaissable il faut dire, aigu et petite, rauque et douce, qui se fait entendre. " - Bonjour, toi." Un sourire un peu nerveux se dessine sur tes lèvre et tu viens t'accouder au comptoir en poussant un peu le bordel qu'il y a dessus. " - Tu devrais ranger de temps en temps." Tu le fixes et tu finis par souffler en lui posant une bise sur la joue, voulant faire bon effet ... Même si c'est toujours étonnant de ta part. " - Tu ... Vas bien ? Le commerce, ça marche ? J'étais là tôt c'matin mais .. Fin, t'as un voisin d'en face pas mal mignon on va dire. J'ai dormi d'vant chez toi." Tu plisses les yeux et glisse une main dans ta tignasse brune, alors que ton corps est parcouru d'un long frissonnement. T'as du attraper froid, bordel, à dormir dehors. Tu éternues doucement et remonte le sac sur ton dos. Tu es un peu stressée, il faut dire que si lui ne t'accepte pas, t'auras nul part où vivre. Et tu te vois mal recommencer d'errer dans les lits de clients, en essayant de survivre comme tu faisais auparavant. Avec une moue, tu frémis de nouveau et attrape un mouchoir en éternuant de plus belle. " - Et bordel ! "
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MessageSujet: Re: Adoption par culpabilisation ~ {Chris !}
Mer 15 Avr - 11:55

Savoir se créer son quotidien pour se mêler à la société, paraître normal aux yeux des gens, pour ne pas devenir suspect dans un monde où tout le monde est méfiant. Chacun se cache sous de fausses apparences, mais ces masques ne font-ils pas partie de la personnalité elle-même avec le temps ? Je suis Chris, le tatoueur, Constantine, la ghoul. Le jour est mon masque, la nuit mon royaume. C'est d'une routine que j'ai longtemps élaboré que j'ai appris à garder le contrôle sur la bête qui ne veut pas me laisser dormir. Moi qui ne veut pas devenir roi, j'ai déposé la couronne aux pieds de mon atelier pour me satisfaire de petites créatures, en attendant de pouvoir trouver une pitance plus excitante. Ce fut un long labeur, mais la solution avant tout. Pauvres petits rats, mais avec ce petit élevage, j'ai moins de risques de me faire chasser ou de tuer.

J'ai pu dormir, je peux désormais dormir, sans avoir la peur et la faim au ventre, apaisé par la présence de mon frère, sans courir le risque de le dévorer par erreur. Je peux me réveiller le coeur apaisé, satisfait d'avoir trouvé une solution, même si elle n'est que temporaire, c'est toujours un compromis, même si ça ne répare pas mes erreurs du passé. J'espère qu'un jour, on me pardonnera, ou plutôt, je me pardonnerai.

Sérieux, je me rends à mon lieu de travail, à l'heure à laquelle j'ouvre en temps normal, suivant un train-train quotidien que je me suis établi depuis l'ouverture de mon atelier. Je dépose sur mon atelier les papiers et les comptes que je dois faire dans la journée pour les envoyer, et tous les courriers, les commandes et j'en passe et des meilleurs. Je m'apprête à les ranger, lorsque la sonnette d'entrer tinte, présageant l'arrivée d'un client. Mais à peine retourné, c'est sa voix qui me rappelle de qui il s'agit et, incrédule, je la dévisage, balbutiant :

B-bonjour.

Et c'est là que la culpabilité revient à l'assaut, mon regard s'achemine jusqu'à son épaule, remémorant tout ce qui nous reliait, elle et moi, et me rappelant que je ne suis pas un humain, comme un coup de batte derrière la tête. Non tactile, je la laisse faire la bise, sans lui rendre, me figeant de froideur à tout contact trop proche de mes lèvres. J'écoute ses palabres, me pinçant les lèvres, attendant qu'elle en vienne au sujet, parce que Leather n'est pas du genre à rendre visite à un vieil ami juste pour le fun, après tout, ça fait un an que je n'ai pas eu de nouvelles, mais elle vient ici sans doute pour quelque chose en particulier, un tatouage, peut-être ?

Non pas qu'elle ne soit pas du genre à se préoccuper des autres, c'est vrai qu'elle a assez de soucis pour s'en dispenser, et je ne lui en voudrais pour rien au monde, mais elle ne fait rien d'inutile. Jamais. Alors, aujourd'hui, que me veut-elle ? Elle avoue avoir dormi dehors, pour m'attendre ? Etonnant. Je la regarde, choqué par ses révélations, ne sachant si elle dit la vérité ou si elle essaie de me faire culpabiliser - parce qu'évidemment, ça marche - mais je constate rapidement qu'elle n'a pas l'air de mentir, vu ses éternuements.

Alerte, je m'approche d'elle, la prends par les épaules et la pousse dans la pièce annexe où il y a un siège pour s'asseoir. C'est aussi mon dortoir, lorsque je ne veux pas rentrer à la maison, pour diverses raisons, mais le lit de camp est rangé, actuellement et n'apparait pas dans la pièce. Je la fais alors s'asseoir à côté de la cage aux rats, et commence à préparer du café, en lui posant ma veste sur les épaules, je suis vraiment aux petits soins avec elle. Mais en attendant que le liquide noir chauffe, j'en profite pour lui poser des questions.

T'es folle de dormir dehors ! C'est dangereux, surtout ici. Tu sais que... Non, 'vaut mieux pas que tu saches. Dis-moi plutôt ce qui t'a fait venir ici. T'as pas dormi dehors juste pour prendre un café avec moi ?

Ou pour scruter le voisin d'en face, le torréfacteur. C'est vrai qu'il était bien foutu et accueillant, surtout pour un client aussi fidèle que moi. Mais je ne comprenais pas le sous-entendu de mon amie, encore trop naïf pour me rendre compte de son véritable métier.
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MessageSujet: Re: Adoption par culpabilisation ~ {Chris !}
Lun 20 Avr - 11:36

Ca fait longtemps maintenant que tes relations avec les autres se limitent à de la simple survie. Allez voir un vieil ami juste pour boire un petit thé en échangeant des anecdotes sur comment va votre vie ? Impossible ici. Et encore plus impossible pour quelqu'un comme toi. Tu n'es pourtant pas profiteuse de nature, et encore moins manipulatrice. Faut dire que c'est même plutôt l'inverse, puisque tu incarnes la victime parfaite. Mais au final, l'arroseur arrosé, il a fallu que ça soit toi qui devienne une vraie femme sans coeur, du genre à ne rendre visite que pour soutirer de l'aide après avoir fait bien mariner et culpabiliser quelqu'un. Il fallait dire que Chris était quand même le départ de tout ce qui était aujourd'hui ta vie. Ca avait pas été sans conséquence, et si la dernière fois tu lui avais épargné les détails, il avait été rapide à t'offrir ton superbe tatouage, cette fois-ci, il en allait de ton logement. Pas de pitié pour sa culpabilisation, sa morale et son âme, s'il devait avoir les détails sordides de ta vie en tant que prostituée, tu n'allais pas te gêner. Mieux que ça, t'avais besoin d'en parler, et quoi de mieux que de faire état de cette vie de bohème pour te sentir mieux ? Peut-être avait-il des nouvelles de ta mère, en plus de ça.

Tu ne lui avais rien demandé la dernière fois. Tu savais que Seven allait bien, mais tu n'avais rien demandé concernant ta mère. Un oubli ? Plutôt une abnégation. Tu n'avais pas envie de savoir au fond. Elle ne devait pas t'avoir cherché beaucoup pour que tu ne la revois jamais. Peut-être était-elle morte ? C'est ce qui te faisait le plus peur. Etre partie, ne l'avoir jamais revu ... Et savoir que rien ne pourrait être effacer. Tu es fragile, comme fille. C'est étrange ? Clairement pas. Quand on vit ce que tu vis, on a le droit d'être émotive, sensible, et de le cacher sous cette embrouille de colère et de rage, de peur et de faiblesse. Bien sûr que tu es fragile, et apparemment, pas que mentalement. Te voilà avec une toux et un rhume qui vont être tellement positif pour ton boulot que ça t'en ferait pleurer.

Une faiblesse en entraine une autre, après tout. Tu te laisses mener dans la petite pièce bien chaude, bien fermée, un peu comme un cocon accueillant, avec les petits cris des rats qui finiront bientôt dans l'estomac de Chris. Un frisson te parcourt. Il a trouvé une méthode, c'est déjà ça, dirait l'autre. Mais rien que de l'imaginer croquer avec ses dents acérées dans ces pauvres animaux, le sang qui coule, la douleur ... Tu fermes les yeux et pousses un long soupir. Ton index vient jouer sur les barres de la cage à rats alors que de ton autre main tu serres la veste sur tes épaules frêles, passant ta langue sur tes lèvres. Regardant le café qui chauffe tu hausses un sourcil et ta tête dodeline un peu sur le côté, alors qu'un sourire mince se dessine en coin de ces lèvres gercées et saignantes. Tu couines. "Putain l'enfoiré !" Te voilà avec l'index mordu par un des rats et tu te recroquevilles sur le côté, une moue au visage. Ca t'apprendra à être gentille avec les animaux, tiens ! Même eux n'ont pas de tendresse à t'offrir.

" - Si tu savais combien j'aime tes cafés, chéri !" Un nouveau sourire et tu attrapes la tasse de café qu'il te tend en étant parcouru d'un frisson. Tu y plaques tes mains, soufflant sur la fumée avec une sorte de naïveté touchante, ta voix rauque reprenant. " Mais nan... J'suis pas v'nue que pour ça." Tu avales une tasse avant de tousser de nouveau, la gorge brûlée. "Harg !" Tes sourcils se froncent et tu viens essuyer ta bouche. Tes yeux alertes parcourent la pièce et tu lui attrapes la main pour qu'il se rapproche de toi. Doucement, tu enlèves la veste qu'il a posé sur tes épaules pour dévoiler la trace encore bien présente de sa morsure sur ton épaule. C'est cruel ? Mon Dieu, si tu ne devais faire que des choses morales et agréables, tu serai déjà reine de beauté. Ce n'est pas un plan, c'est une obligation. Qu'il revoit ce qu'il te doit. C'est affreux, c'est dégueulasse mais c'est réaliste. " J'pense que je te dois une explication, amour." Cette tendance aux surnoms délicieusement mignons et proches te vient de ton boulot. Ils sont souvent en manque d'affection, les clients. Et après tout, qui en voudra à cet accent crade, populaire, de prononcer des surnoms affectueux comme si tu les insultais ?

" - Mais avant ça ... T'aurais de quoi m'héberger ? Pour une durée longue et indéterminée ? J'ai ... Cassé avec mon copain. Et avec les gens qui m'employaient. J'pourrais accueillir des gens, si t'as besoin. Je te demande pas de me payer, juste de me loger. Pour le fric, j'ramènerai."
Tu jettes les billets du voisin à côté du café, son parfum embaumant encore. Deux solutions peuvent venir à l'esprit du jeune homme. Soit tu voles, soit tu te prostitues ... Et connaissant Chris, tu as bien peur qu'il pense à la première.

Mais tant mieux. Tu as une petite idée. " - Seven va bien ?" Ca tombe brutalement, comme tu sais faire alors que tu te rhabilles. Il a assez contemplé son oeuvre. Oh, il aura droit à des explications, le chéri ... Et même à des démonstrations si ça le tente. Mais pour l'instant, tu t'assures un logement. Une autre question te brule les lèvres. Mais tu ne la poseras pas. Pas tout de suite. Au final, t'as pas vraiment envie de savoir.

Ou si mais t'as peur de tes réactions. Et Maman, elle est vivante ? Ca reste une pensée silencieuse qui voile ton regard bleuté avant que tu ne le fixes. Obsessive.
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MessageSujet: Re: Adoption par culpabilisation ~ {Chris !}
Lun 20 Avr - 17:09

Ah, évidemment, je ne m'amusais pas à dresser mes rats, si c'était pour m'y attacher avant de les croquer, souffrir d'une nouvelle perte, même si une vie animale ne valait peut-être pas autant que celle d'un homme, aux yeux de ceux-ci, si je m'y attache, elle serait équivalente à celle d'un ami, et je m'en voudrais forcément. Tandis que là, il s'agissait simplement de bétail, que je peux dévorer à n'importe quel instant. Pourquoi ne pas simplement me contenter de la viande du supermarché ? Elle a beau être froide, elle n'est pas suffisamment fraîche et ce n'est pas faute d'avoir essayé, elle a déjà perdu toute sa saveur, tout son jus dans la conservation sous-vide. C'est navrant. Il aurait presque fallu que je travaille dans un abattoir, mais ce n'est pas dit que je ne serais pas devenu fou à la vue du sang gaspillé et jeté dans les égouts.

Je soupire, en voyant la scène, et lui sors un pansement d'un de mes tiroirs, après lui avoir donné la tasse de liquide noir. Il n'y a pas à dire, je suis plutôt prévoyant, un petit pansement, du désinfectant, c'est le minimum syndical pour un tatoueur parfois maladroit et des clients qui bougent un peu trop aussi de temps en temps.

Timidement, je souris à son appréciation : le café, c'est bien une des seules choses que je sais faire et que je peux partager avec les humains. En cuisine, je suis nul, et je ne cherche pas à m'améliorer, incapable de pouvoir déguster ma propre cuisine, quand c'était pour eux. Et vice versa. Mais j'avais au moins appris à infuser le café, à ma manière pour en apprécier tout l'arôme, c'et un art, une vie consacrée à parfaire une technique et à apprendre à apprécier un goût différent de la chair fraîche.

En revanche, à la vision d la cicatrice qu'elle me met en évidence, je tressaillis, détourne le regard pour ne pas la voir, déjà suffisamment coupable. Mais trop tard, je l'ai vu, et mon teint a déjà blêmi alors que mes gestes deviennent moins certain, plus maladroit, tremblant nerveusement.

A-ah ? Je t'écoute...

Je rassemble ma paperasse pour la ranger, histoire de m'occuper l'esprit, ne pas penser à ce jour, oublier, oublier, ne pas culpabiliser, c'est normal après tout, pour une ghoul. Et puis, elle n'est pas morte, elle a juste un peu... changé. Je me voile la face, je ne veux pas admettre que par ma faute, elle a perdu de vue sa famille, qu'elle a dû passer par des sales épreuves. Non, tout ça, c'est de son choix. Mais aurait-elle dû vraiment passer par là, si je n'y avais pas mis mon grain de sel ? Torture mental, je suis trop faible et impuissant pour rejeter la faute sur quiconque, je manque de confiance et je m'accable du malheur des autres. J'ai piétiné salement sa vie, son avenir, d'un coup de crocs et la marque est restée pour me le rappeler.

Ma tête se lève, arrêtant tout mouvement, réfléchissant à sa demande. Elle me demande clairement si elle peux dormir ici, mais n'est-ce pas dangereux ? C'est vrai qu'elle pourrait accueillir les clients, mais je ne peux pas la payer. Par contre, je ne peux pas lui faire payer non plus et lorsque je vois la liasse de billets sur le bureau, je refuse catégoriquement :

Non... Je veux pas de ton argent. Garde-le pour toi, t'en as sans doute plus besoin que moi. Mais, c'est pas super confortable ici, et les rats font du bruit la nuit... Ca va pas te gêner ? J'veux dire, ça me dérange pas que tu dormes là, mais... Enfin, sur du court terme... jusqu'à ce que tu trouves quelque chose de plus viable.

Non, parce que c'est pas non plus un dortoir, ici. Comment les gens vont prendre le fait que je laisse dormir une fille ici plutôt qu'à la maison ? C'est vrai que je pourrais lui prêter ma chambre, à la maison, mais la matrice est tellement tarée par moment, que j'ai peur qu'elle lui fasse de sales coups. On sait jamais, après tout, un jour elle a failli me poignarder.

Me remettant à mon labeur, je réponds machinalement que Seven se porte bien, au dernières nouvelles, mais je reste pensif en ajoutant :

Je le croise pas souvent ces derniers temps, enfin, entre mon taf est le sien, on se voit à peine. Mais je lui donnerais de tes nouvelles si tu veux, il sera content.

J'esquisse un sourire en sa direction, maintenant qu'elle a caché de nouveau la marque de la culpabilité, même si j'ai toujours la boule dans la gorge, et de la sueur froide qui me coule dans la nuque, je fais même en sorte de rester bien à l'écart pour qu'elle ne m'attrape plus pour se rapprocher de moi, conservant une distance de sécurité.

Mais... tu devais m'expliquer quelque chose, non ? Enfin... Si tu veux pas, je ne t'obligerais pas, mais ça avait l'air important. Tu sais, si je peux t'aider...

Rares sont les personnes qui peuvent se vanter d'avoir eu mes services proposés, mais une amie reste une amie, surtout si on a une dette envers elle.



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