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Lacrimosa

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 La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]

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MessageSujet: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Lun 13 Avr - 0:31



Cela fait quelque temps maintenant que je transforme le corps des gens en tableaux uniques, un petit dessin par ici, un dessin plus conséquent par là. Là où ils veulent et quand ils le veulent. Une fois dans un coin du centre, l'autre dans le quartier rouge, mais jamais au même endroit, en dehors de mon salon que je déserte régulièrement ces temps-ci. Sans doute, le besoin de sortir et de voir autre chose que les toiles qui décorent ce dernier, je ne sais pas, quoi qu'il en soit, fréquemment, je me promène avec une bonne partie de mon matériel. Récemment, j'ai reçu une demande quelque peu particulière, un projet assez démesuré allons-nous dire. En effet, un client m'a contacté pour m'expliquer qu'il désirait un tatouage qui recouvrirait la majeure partie de son dos, tout en précisant qu'il faudrait que cela soit fait rapidement, soit des séances de plusieurs heures afin de réduire le nombre de rendez-vous. Pour contenter Monsieur, je me suis mise en tête de trouver un partenaire. Forcément, à deux, le travail serait accompli plus vite et je suppose que ce dernier ne serait pas contre d'y gagner son pain également. Les temps sont durs et la moindre proposition peut-être de ce fait, intéressante.

En me renseignant un peu, je me suis rendue qu'un autre salon se trouvait dans les environs du quartier rouge, et si mes souvenirs sont bons, il appartiendrait à un ancien camarade de classe dont j'ai oublié le prénom, celui qui fréquentait la même école que moi à l'époque. À défaut d'user du téléphone, je décide de me rendre directement sur place afin de lui faire part de ce projet et ainsi lui proposer de m'aider à le réaliser. Au mieux, il accepterait et serait bien content de gagner son pain par la même occasion, au pire, je me débrouillerai pour trouver quelqu'un d'autre ou alors imposer plusieurs rendez-vous à mon client, ce qui risquerait de le rebuter à son tour et ainsi, aller voir ailleurs. Je perdrai mon client et la somme d'argent conséquente qu'il m'a promis en échange. Ma foi, les risques du métier.

J'appréhende chacun de mes déplacements, cela me vaut de ne jamais traîner dans les rues sombres. Mes trajets ressemblent dès lors plus à des joggings improvisés plutôt qu'à des petites promenades décontractées, tout du moins, cela porte régulièrement à confusion. Ne sachant pas sur qui, quoi je pourrai tomber, je préfère ne pas m'éterniser. Une fois arrivée à l'usine, je ne traîne pas non plus et me dirige directement vers le salon. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est actuellement, et par chance, les lumières sont toujours allumées, heureusement. Si en plus, j'étais venue jusqu'ici pour trouver le fameux panneau "closed" à destination, autant dire que je l'aurais eu mauvaise. Sans grande discrétion, j'en pousse la porte et la referme aussitôt derrière moi.

Je ne prends pas la peine de m'annoncer, la porte l'a certainement fait pour moi, au lieu de quoi, je m'assieds sur l'une des chaises présentes dans la pièce, vide et je patiente gentiment en regardant à l'extérieur. Au bout de cinq minutes, lassée, la patience n'étant pas mon fort, je brise le silence qui règne dans la pièce. "Il y a quelqu'un ici ?" Pour accompagner mes propos, je me lève dans le même instant et me dirige vers une pièce annexe du salon. Porte fermée, j'y tape deux fois avant d'ouvrir cette dernière. Une silhouette, de dos, s'y trouve. Ses cheveux sombres et légèrement hirsutes par endroits font que pour le coup, je ne me suis pas trompée. "Je ne sais pas si tu te souviens de moi, nous avons fréquentés la même école du temps de nos études. Je suis là pour te parler d'un projet sur lequel nous pourrions travailler ensemble s'il t'intéresse." Directement, je vais droit au but. Je ne m'éternise pas le moins du monde sur ce qui pourrait ressembler à d'éventuelles retrouvailles, préférant en venir aux faits d'entrée de jeu.


© Didi Farl pour Never-Utopia

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MessageSujet: Re: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Lun 13 Avr - 12:43

Jour ou nuit, nuit ou jour, on ne distingue plus vraiment l'un de l'autre, si seulement je l'ai connu un jour. La seule chose qui les rythme, ce sont les heures, la société qui les fixent pour s'accorder un moment de travail suivi d'un moment de repos. Mais quand on ne fait pas partie de la société, quand on est exclu, comment cela se joue-t-il ? On est maître de soi, on se gère seul, on fait en fonction de la demande, des clients, et parfois, on en oublie de dormir.

On pourrait se dire qu'une ghoul n'a besoin que de chair humaine pour vivre. Non, c'est faux. Ce n'est pas parce que nous sommes plus puissants que les humains que nous pouvons ignorer la fatigue physique et psychologique. Surtout quand on est éduqué à la manière d'un humain, il n'y a que la différence de l'alimentation. Mais folle jeunesse, je m'accorde encore des nuits blanches pendant une centaine d'heure pour être à jour dans les commandes, avant de remarquer qu'il est temps que je dorme. Alors je dors, de temps en temps, une heure, deux ou trois, voire quatorze parfois quand ça ne va plus. Juste pour satisfaire les clients, oublier la misère, la malédiction qui abîme ma conscience dans le sanctuaire de la faim.

En ce moment, je ne rentre que rarement à la maison. Je ne me préoccupe pas de ma mère qui est devenu folle, qui a parfois des pulsions suicidaires, ou meurtrières envers moi. Mon frère, je le croise plus souvent, il vient me voir, se préoccupe de ma santé, sans trop le montrer, car c'est sa façon d'être. Et moi, je l'envoie balader, mais on est comme ça, c'est notre façon de nous exprimer notre amour, notre complicité. On se comprend sans avoir à se parler.

Du coup, ici, je dors, sur ma table de travail, je m'endors pendant que j'effectue la désinfection des outils, ou pendant que je rédiges dans mon cahier de comptes. Mais ce mois-ci, je vais encore moins dormir, le loyer doit être payé et les clients n'affluent pas en cette période, c'est difficile pour tout le monde, à moins que la providence nous tombe dessus. C'est rarement le cas et je ne compte pas là-dessus. Je n'ai jamais eu de chance et si je suis parvenu jusqu'ici, c'est uniquement grâce à mes efforts.

Et pendant que je stérilise une aiguille, quelqu'un pénètre dans mon atelier. Je n'ai pas fait attention aux bruits de la porte, trop concentré dans mon travail et surtout, je n'avais pas de rendez-vous à cette heure. Mais c'est sa voix qui me fait sursauter après avoir frappé et pénétré dans mon sanctuaire. Je sursaute, me retourne et découvre un visage familier. Une jeune fille de mon âge, que j'ai dû croiser à l'école. Collège ? Lycée ? Je ne me souviens plus très bien, ce furent des périodes trop sombres de ma vie pour que j'accepte de m'en souvenir si rapidement. Mais cette vision me fait blêmir et ravive quelques souvenirs, que j'évacue rapidement pour écouter ce qu'elle avait à dire.

Je m'en souviens, oui. Tu es... Un nom à coucher dehors, ça c'est sûr Mayzes ? C'est ça ?

Je me lève pour lui faire face et lui serrer la main, comme politesse. Nous, on ne se fait pas la bise, chez les Constantine, c'est dangereux pour la santé d'autrui. Une poignée de main suffit. J'ai entendu sa proposition, et veux en savoir davantage, en lui offrant mon siège pour s'asseoir, tandis que je m'appuie contre le bureau :

De quel projet s'agit-il ? Tu es... devenue tatoueuse, c'est ça ? J'avais entendu des rumeurs sur toi, pas mauvaises, donc, pourquoi pas ? Dis-moi ce que tu attends de moi.

On ne crache pas sur un boulot, et surtout, je veux connaître le plus de détails possibles. Je la scrute de haut en bas pour me rappeler en même temps de qui elle était et si elle savait quelque chose. Parce que le jour où j'ai quitté le lycée, ça a jasé. Le directeur aurait donc étouffé l'affaire ? Car si elle savait, elle ne serait pas là, c'est sûr.
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MessageSujet: Re: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Lun 13 Avr - 15:24



Manifestement, mon intrusion a eu le mérite de le surprendre dans ses occupations. Et à en juger par ces dernières, il stérilise son matériel, aiguille et tout le bordel. Un bref coup d'œil lui suffit à remettre un nom sur ma personne. Si j'avais pu en faire autant, le souvenir des visages, certes, en ce qui concerne la mémoire des noms, c'est encore une autre histoire. Il en va de même pour les dates et les numéros, ceci étant, je le vis plus que bien, de toute façon. J'acquiesce alors à ses paroles, bien l'emploi de mon nom seul à de quoi me faire tiquer, quoi que sans sourciller, je rétorque à mon tour. "Ethelred, oui. J'aime autant." Aussi poliment qu'il ne l'a fait précédemment, je réponds à sa poignée de main, sans doute largement moins vigoureuse et prends ensuite place sur le siège qu'il me laisse.

À premier abord, il semble plus ou moins intéressé par ce que j'ai à lui raconter. Je ne fais pas perdurer le silence plus longtemps et après avoir écouté ses paroles, je lui adresse un léger sourire quant aux rumeurs énoncées et  j'enchaîne à mon tour. "C'est exact oui, le monde est petit. À vrai dire, un client est venu me voir, des idées plein la tête, et pas toutes nettes. Il a l'intention de se faire tatouer une bonne partie du dos, des dessins complexes, et en moins de temps possible. Je lui ai expliqué que cela pourrait aller plus vite si nous étions deux à y travailler. Il n'y voit aucun souci." Je respire un bon coup et me frotte le visage, le jaugeant du regard dans le même instant. L'idée de faire un travail commun ne m'enchante guère, en cas de soucis, nous sommes deux et dieu seul sait jusqu'où ça peut aller. Dans mon explication, j'oublie un détail, et après quelques secondes de réflexions, je poursuis alors. "Seule ou non, il a promis une somme d'argent assez intéressante si le travail est accompli dans les délais qu'il impose. Je ne les connais pas encore exactement, ils peuvent être légèrement négociables, je suppose. Il n'attend qu'un coup de téléphone pour rappliquer. Aussi, par soucis pratique, je ne possède pas la place nécessaire chez moi pour y travailler à deux, il est bon de le préciser." Et voilà.

La couleur est annoncée et je reste maintenant sur la retenue, attendant son avis sur la question. Bien que je n'ai aucune idée de la somme en question, ni des délais impartis, je ne pense que l'un comme l'autre, nous pourrions cracher dessus. Bien qu'il soit possible que nos manières et méthodes de travailler ne soient pas les mêmes, que tout le reste dans sa globalité ne soit pas identique, nous pourrions facilement trouver un terrain d'entente sans risquer de se prendre le bec pour une raison ou l'autre. Enfin et finalement, je regarde vaguement autour de moi avant de reposer mon regard sur lui. "En tout cas, tu n'as pas changé. Chris, c'est bien ça?" Tricheuse que je suis, un papier disposé par là m'a mis sur la voie, c'est un détail qui en soit, n'a pas réellement d'importance, mais enfin, c'est un oubli que je me garde bien de cacher.


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MessageSujet: Re: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Mer 15 Avr - 9:20

Ethelred... C'est pour ça que je n'ai pas retenu son prénom, il est plus bizarre que son nom de famille. Et, si je me souviens bien, nous partagions comme point commun, la discrétion. De toute façon, j'étais tellement distant à l'école avec tout le monde, que je les appelais par leur noms de famille. Tout comme moi, on avait fini par m'appeler Constantine, et Seven gardait son prénom, pour nous différencier.

Quoi qu'il en soit, elle est la même que ce que j'ai gardé dans mes souvenirs : discrète, introvertie, pas particulièrement timide, mais direct. Son regard est franc et elle ne tourne pas autour du pot. J'aurais peut-être dû m'intéresser à elle, à l'époque, mais mes hormones me jouaient tellement de tours, qu'il n'était pas possible que je fasse quelque chose de constructif avec qui que ce soit, Leather la première. Enfin, elle, elle a encaissé le secret, sans broncher, limite avec admiration, ce qui était encore plus troublant, effrayant même. Mais, je n'ai pas envie de tester ma chance sur quelqu'un d'autre. Aussi, pour cette fois encore, ce ne sera qu'un partenariat. Quand je travaille, je ne pense à rien d'autre.

J'écoute sa proposition, posant ma main sur le menton en regardant ailleurs pour réfléchir au travail qu'elle avançait. Tatouer tout un dos n'était pas une mince affaire et demandait plusieurs heures de travail, selon la complexité du dessin, les détails, s'il y avait de la couleur, des effets... En tout cas, à deux ce sera au moins deux fois plus rapides, et elle avait bien eu raison de demander de l'aide, je pense que j'en aurais fait tout autant.

J'accepte ce partenariat. Mais à une condition : Tu es droitière ou gauchère ?

Je suis gaucher pour ma part et travailler avec une droitière serait bien plus pratique, pour se répartir plus efficacement les tâches. Ainsi, je pourrais m'exercer sur la partie gauche du dos pendant qu'elle fait la partie droite. Je soupire et m'appuie les deux mains contre mon bureau, en la scrutant.

Il devrait y avoir assez de place ici, tu pourras ramener ton matos, car je n'ai qu'un dermographe, l'autre est en révision. Mais quel genre de tatouage il veut ? Il faut lui dessiner, ou il a déjà le modèle ? Parce que s'il faut faire un original, il faut compter plus de temps.

Soucieux d'une efficacité optimale, j'espérais qu'il savait déjà ce qu'il voulait, il n'y aurait qu'à reproduire le dessin à la lettre sur sa peau et le tour serait joué.

J'attrape un stylo avec une feuille vierge, pour commencer à écrire, définir le temps en fonction de la surface, le prix aussi, le coût de l'encre. Il faut facilement compter une trentaine d'heures pour le tout. Donc, en une dizaine de rendez-vous, espacés d'une semaine chacun pour le temps de la cicatrisation avant de rattaquer la peau à vif. C'est un travail conséquent qui peut rapporter facilement dix mille dollars, donc cinq mille chacun environ.

Relevant les yeux sur elle, alors qu'elle semblait se remémorer aussi le temps passé, je suis surpris qu'elle se souvienne de moi ainsi, et je fronce les sourcils, ne sachant pas quoi dire, ne sachant comme le prendre. Je hausse les épaules et réponds nonchalamment :

Ca fait que 5 ou 6 ans qu'on s'est pas vu. Mais au moins, tu m'as pas confondu avec Seven, comme la plupart. Il marque plus les esprits que moi.

Esquissant un fin sourire, je me rappelais vaguement le lycée, où on se ressemblait rait pour trait, avant qu'il ne commence ses métamorphoses physique, avec ses couleurs extravagantes. Mais niveau caractère, on était opposé, on l'avait toujours été.

Posant mon stylo, je la jauge, légèrement gêné, me pinçant les lèvres, avant de lui avouer :

Je ne pensais pas que tu emprunterais le métier de tatoueur. Mais c'est vrai que tu dessinais beaucoup, dans ton coin au lycée.

Je me souvenais lentement de cette fille reclue qui passait son temps à gribouiller sur sa feuille de cours. Elle paraissait si sérieuse, si peu intéressée par le monde qui l'entourait, concentrée uniquement sur ses cours, que beaucoup avait commencé à lui donner des surnoms, à faire passer des fausses rumeurs, ou même à l'insulter. Elle m'avait pendant un temps intrigué, ça n'avait pas duré, avec mes propres problèmes qui m'avait fait quitter le lycée avant l'heure.
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MessageSujet: Re: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Mar 21 Avr - 13:37



J'imaginais ma proposition légèrement démesurée et le plus saint d'esprit aurait pu en rire. De manière générale, un peintre, un portraitiste préféreraient travailler seul plutôt que de partager ses œuvres, quoi qu'il en coûte en heure, et à ce tarif-là, le métier de tatoueur ne diffère pas énormément, cela me paraît logique. De manière générale, un peintre, un portraitiste préféreraient travailler seul plutôt que de partager ses œuvres, quoi qu'il en coûte en heure, et à ce tarif-là, le métier de tatoueur ne diffère pas énormément, cela me paraît logique. C'est une chance pour moi car je sais que je n'aurai pas su respecter les délais seule. Bien qu'une condition s'impose, j'y rétorque du tac au tac. "Je suis droitière. J'imagine que si tu l'es également, il y aura moyen de trouver pour faire ça correctement. Gaucher, ça serait encore mieux." Je parais, de suite, moins tendue, son accord me libère d'un certain poids. Je pourrai presque lui sauter au coup tant je suis contente, toutefois, je n'extériorise pas trop ma joie.

Ce n'est un secret pour personne, il est difficile de se faire une clientèle fidèle, un tatouage ne demande pas d'entretien comme une coupe de cheveux, une manucure à titre d'exemple. Une fois fait et complètement terminé, il ne nécessite aucune retouche mensuelle, annuelle. Les gens qui en redemandent encore et toujours ne courent pas les rues non plus. Ainsi, ce client en question peut être une très bonne source de revenus, plus que bienvenue en ces temps et qui aussi, devrait me sortir la tête hors de l'eau quelque temps. En prime de cela, il accepte que le boulot se fasse dans son salon, c'est encore mieux du coup. Je hoche doucement la tête avant de feindre un sourire et de répondre ensuite à ses questions. "Au départ, il voulait un original, ses idées se bousculaient et il était difficile de mettre concrètement la main dessus alors je l'ai orienté vers un dessin existant, quitte à le retoucher un petit peu. Il était d'accord, donc il viendra avec son dessin mais j'aime autant te dire, ça a l'air assez abstrait son truc, criblé de détails en tous genre." Je me souviens encore le jour où il m'avait fait un aperçu de son projet. J'avais dû me retenir de rire pour ne pas paraître malpolie mais ça valait de l'or.

Des crânes, des poissons, une sorte de tentacules, des fleurs des chiffres, des symboles, des visages, des lettres, et toutes une sorte détails encore qui, sans doute avaient une signification bien précise pour lui, sur papier, c'est susceptible de donner un beau rendu, mais en attendant, sans ça, il y a de quoi rire par l'incohérence des motifs. Je manque encore de rire rien qu'en y repensant. Nous verrons bien à l'autopsie et ce qu'il ramènera. Après quoi, nous semblons refaire un saut de le passé tous les deux, ainsi, je lui réponds tout aussi calmement que lui. "Seven... C'est ton frère, c'est ça? Tu as un frère toi? Je ne m'en souviens pas très bien, c'est dire ce qu'il m'a marqué en fait. Il faut croire que les personnalités discrètes m'ont toujours plus marquée. " Je souris doucement à nouveau. Le mystère reste intriguant et c'est probablement pour cela que je souviens plus de lui que de son frère. Quoi qu'il en soit, ça ne m'étonne pas.

Suite à sa remarque, je me souviens des années lycées justement, où comme de fait, je griffonnais partout. C'est marrant que je ne puisse laisser que ce souvenir-là, en même temps, j'aurai du mal à en laisser d'autres puisque je ne faisais rien de particulier. Aussi, et au lieu de simplement acquiescer à cette remarque, je reprends dans le but de le taquiner légèrement. "Il fallait bien que quelqu'un te fasse concurrence dans cette ville, tu croyais t'en sortir ainsi?" Je le regarde quelques instants avec un sérieux imparable en clignant bêtement des yeux puis, j'enchaîne alors, ne lui laissant guère le temps d'y répondre. "Plus sérieusement, je ne concevais pas de finir ma vie derrière une caisse enregistreuse, un bar, un bureau ou que sais-je encore. Torturer les gens avec des aiguilles, c'est classe. Plutôt, ayant arrêté mes études un peu plus tôt que prévu, je n'avais pas beaucoup de possibilités quant à un métier spécifique, ce pourquoi, j'ai préféré suivre les formations nécessaires pour continuer dans le domaine du dessin. Après ce bref écart, je reviens sur la raison de ma présence et donc le sujet principal. "Quand souhaites-tu commencer au fait?


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MessageSujet: Re: La mémoire dans l'encre [Pv ; Chris Constantine]
Mar 21 Avr - 20:42

Je suis gaucher.
Au moins, la question est réglée, nous n'aurons aucun mal à travailler en binôme sur ce plan, donc je n'ai aucune raison de refuser ce partenariat. Non pas pour lui rendre service, mais je suis comme ça, je ne refuse pas gratuitement, surtout qu'elle ne m'est pas antipathique, en dehors du fait qu'elle soit une concurrente. Mais même dans les affaires, il fallait rester fair-play, et je ne lui veux aucun mal, à priori, je fais assez de mal dans le monde sans pour autant le vouloir de mon gré.

En ce qui concerne le tatouage en lui-même, elle n'a pas l'air plus convaincu que ça, mais du moment qu'il n'y avait pas besoin de le dessiner nous-mêmes, cela m'enlevait une épine du pied. Si on doit simplement suivre un modèle, il n'y a rien de plus simple, même si cela ne fait pas appel à des talents artistiques en particulier sinon le maniement du dermographe et la copie conforme du modèle.

Comme notre collaboration se mettait en place, j'ai le réflexe de préparer du café, histoire d'arroser ça, seule boisson, en dehors de l'eau, que j'arrive à boire sans dégobiller, et pendant que je le prépare, elle m'explique les détails de l'offre.
Faut que je vois le modèle, mais bon, rien n'est compliqué dans la copie.
Je hausse les épaules et commence à servir le café dans deux tasses propres, en lui en proposant une.
Café ?
Et au cas où elle n'en voudrait pas, je lui pose sur le bureau, comme pour lui intimer qu'elle se serve quand elle veut. Je n'impose pas, et dans le pire des cas, je bois aussi le café froid, si elle n'en veut pas, donc ce ne sera pas du gaspillage.

Nous en revenons à nos souvenirs communs, elle me pose des questions, nous nous remémorons certains passages pas trop insupportables pour moi, bien que parfois, je garde le silence pour éviter de me fourrer dans quelque chose de déplaisant.
Ouais, Seven, c'est mon jumeau.
Mais à nous regarder, bien que nos physiques fussent semblables à l'époque, nos caractères se différenciaient déjà, pour ne pas dire qu'ils s'opposaient, mais nous restions complémentaires. J'étais l'ombre, il était la lumière. Mais il faut croire que l'obscurité attire l'obscurité, car si je l'ai remarqué au fond de la classe alors qu'elle est si discrète, il faut croire qu'elle n'a pas détourné le regard en m'oubliant, comme la plupart. Moi qui préfère m'effacer des mémoires, c'est raté avec elle. Mais ne serait-ce pas un espoir pour moi, quelqu'un s'intéresserait donc à moi ? Cela m'effraie tout en me faisant plaisir, bien que je me masque d'indifférence.
C'est sûr que ça à ce petit côté sado-masochiste. Je ne te savais pas comme ça, hahaha !
Je ris et me ressers un nouveau café - en gros consommateur de liquide noir - après avoir bu rapidement ma première tasse. Mais à en revenir au fait, je réfléchis deux secondes en entamant mon deuxième service en quelques gorgées timides avant de lui répondre :
Tu peux l'appeler et lui donner rendez-vous le plus rapidement qu'il puisse, maintenant, même s'il le veut, et comme ça, on règle les détails, et on peut attaquer direct, s'il se sent prêt.
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